Les professionnels du slow tourisme : caractéristiques et profils

Le concept de slow tourisme est porté par des entreprises d'une grande diversité.


Des statuts, des tailles, des chiffres d’affaires très variés

  • En termes d’effectifs (de 1 à une cinquantaine de salariés).
  • En termes de statuts (SARL, Association inscrite au Registre du commerce, exploitations agricoles, SCOP, EPIC…).
  • En termes de chiffres d’affaires (de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros par an).


Souvent une origine commune dans un projet de vie

Qu’elles soient individuelles ou collectives, qu’elles débutent par un faible ou plus substantiel apport de capitaux financiers, les initiatives sont liées à un phénomène de projet de vie, de changement de vie. D’emblée l’identification du projet touristique est donc puissante avec la vie personnelle de l’entrepreneur. Ceux qui accueillent incarnent des aspirations fortes des visiteurs, le changement de vie, le retour aux sources, le temps retrouvé.


Un ressenti très fort aux mutations du secteur touristique et au-delà

Les entrepreneurs sont souvent des pionniers. Ils semblent à l’affût des tendances sociétales et les maîtriser. On observe des éléments récurrents : une attention à la recherche de l’alimentation saine, au bien être, au contact avec la nature, à l’écoconstruction, à la mobilité douce, à la rencontre concrète. Ils ont conscience de la nécessité de maîtriser les nouveaux moyens de communication et de vente qui permettent de ne plus passer par des intermédiaires. [1]


Mais un manque de repères

C’est tout le problème de la nouveauté. Les porteurs sont souvent solitaires et incompris. Leur accès au crédit est difficile sauf dans les cas de co-portage public ou de mise de fonds personnelle très importante. Sur des activités très nouvelles, en particulier sur l’itinérance, c’est un challenge difficile.


L’importance du réseau

Il s’avère capital pour les entreprises d’être parfaitement insérées dans un tissu local mais aussi dans un regroupement de structures pouvant, y compris à l’échelle macro régionale, nationale, voire internationale, avoir des intérêts communs. La plupart d’entre elles développent des synergies locales avec d’autres acteurs privés ou publics. Elles ont conscience du poids des plateformes d’avis dans un monde de marketing digital qui aiguillent les choix des clients.

 


[1] Synthèse de l’étude menée en 2017 par le cabinet KIPIK pour le compte de la DGE sur les entreprises du slow tourisme en France

Mis à jour le 28/09/2020

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