Nano 2022

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Le plan Nano2022 est un plan de soutien à l’industrie de la micro/nanoélectronique, qui doit permettre de consolider l’industrie nationale dans le domaine de la fabrication de composants électroniques.

Le plan Nano 2022 vise à épauler les industriels nationaux dans le contexte d’une industrie nécessitant des investissements élevés pour rester dans la course à l’innovation, sur un marché très dynamique et en grande concurrence.

Il s’inscrit dans un projet européen ambitieux et structurant (Important Project of Common European Interest, ou IPCEI ) pour la nanoélectronique. Cet IPCEI, conclu entre quatre pays (France, Allemagne, Royaume-Uni et Italie), est divisé en cinq sous projets :

  • Les composants à faible consommation énergétique (FD-SOI)
  • Les composants de puissance
  • Les capteurs intelligents
  • les équipements de fabrication de semi-conducteurs
  • les circuits en matériaux composites

Le projet important d’intérêt européen commun (PIIEC ou IPCEI en anglais) est un dispositif dérogatoire au régime des aides d’État prévu par le Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE), qui permet notamment d’accorder des aides aux travaux de première industrialisation.

Le soutien public au plan Nano2022, qui mobilise près 1,1 Md d’euros d’aides publiques dont 886,6 millions d’euros de la part de l’Etat, entraînera de nombreux effets positifs les écosystèmes français et européens.

En France, les retombées attendues incluent :

  • des dépenses de travaux et d’investissements réalisés par les chefs de file et les bénéficiaires, à hauteur de 5 milliards d’euros ;
  • 4 000 emplois directs créés ou maintenus ainsi que 8 000 emplois indirects et induits potentiels 
  • le maintien et le développement des sites industriels, avec la création de nouvelles capacités de production sur le territoire national
  • le renforcement de la collaboration entre les acteurs de l’écosystème, au-delà du seul cadre de travaux de R&D
  • le soutien à l’innovation et à la compétitivité des filières situées en aval, ainsi que la sécurisation de leur approvisionnement en composants


Lancement de Nano 2022

De gauche à droite : Rudi DE WINTER (XFAB), Jean-René BOIS (UMS), Jean-Marc CHERY (STMicroelectronics Groupe), Emmanuel SABONNADIERE (Directeur du CEA-Leti), Christophe MALEVILLE (Soitec), Bruno LE MAIRE (Ministre de l’économie et des finances), Jean-François DELEPAU (Sofradir-Ulis), Cyril MENON (Soitec), Thierry TINGAUD (STMicroelectronics France).

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Lemaire, s’est rendu le 15 mars 2019 sur le site industriel de STMicroelectronics à Crolles (Isère) en présence des représentants des chefs de file de Nano 2022, de leurs partenaires, des collectivités territoriales et du CSF électronique pour annoncer le lancement du programme de développement et de déploiement industriel Nano 2022 ainsi que pour signer le Contrat de filière du CSF.

1er anniversaire de Nano 2022

Un an après le lancement de Nano 2022, des éléments de bilan satisfaisants peuvent déjà être avancés.

En termes d’emploi, les travaux de Nano 2022 ont mobilisé 1849 personnes, au titre de l’année 2019 et génèrent depuis deux ans, en moyenne 230 emplois chez les chefs de file et le CEA. Alors que le contexte industriel est peu favorable, ces chiffres sont pourtant en augmentation constante depuis 2017.

Tableau des effectifs mobilisés par Nano 2022, au titre des années 2018 et 2019

 

Evolution des effectifs du CEA et des chefs de file

 

Les aides d’Etat de Nano 2022 ont également généré de conséquents investissements chez les 6 chefs de file et le CEA puisqu’ils ont permis de financer des projets d’agrandissement d’usine et de nouveaux bâtiments de production. Le dynamisme grandissant des entreprises de la nanoélectronique dans l’écosystème français laisse entrevoir de belles perspectives pour la suite du plan Nano 22.

La R&D étant un volet majeur du déploiement industriel, le nombre de brevets déposés et de publications scientifiques publiées sont des indicateurs précieux du niveau d’activité des différents bénéficiaires. Les 6 chefs de file et le CEA ont déposé 287 brevets en 2018 et 315 en 2019, témoignant de résultats de recherche encourageants et d’une politique de protection de la propriété intellectuelle française en vue de la mise sur le marché de technologies innovantes. Parallèlement à cela, ils ont publié plus de 350 articles et thèses scientifiques en 2019, permettant aux acteurs français de la nanoélectronique de maintenir une réputation mondiale en matière d’innovation et de technologie de pointe.

Effectifs cumulés par type d'indicateur brevets et publications

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Mis à jour le 18/09/2020

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