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Portraits de femmes #47 : Karine Amieva-Camos

Karine Amieva-Camos est déléguée à l’information stratégique et à la sécurité économiques à la Direction régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités de Nouvelle-Aquitaine et travaille en lien avec le Service de l’information stratégique et de la sécurité économique de la DGE.

Publié le : 13 Avr 2026
Photo de Karine Amieva-Camos

Quel est votre parcours et pourquoi avoir choisi de venir à la DGE ? 

Mon parcours a une dimension très internationale : je parle quatre langues et j’aime énormément voyager. J’ai suivi une maîtrise en relations internationales à l’École des hautes études internationales puis un master en management, avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. 

J’ai eu deux expériences en ambassade de France, dont aux États-Unis, d’abord basée à Los Angeles puis à San Francisco. En tant qu’attachée commerciale, j’aidais les entreprises françaises à exporter sur le marché américain. Mon champ d’action portait sur les biens de consommation (cosmétiques, décoration, loisirs, mode, musique, sport, etc.). En 2008, j’ai pris le poste de conseillère internationale à Business France, toujours aux États-Unis, pendant deux ans.

Revenue en France en 2010, j’ai alors intégré à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) comme chargée de mission surveillance du marché des produits cosmétiques. Je travaillais en lien avec la Commission européenne et tous les États de l’Union européenne sur les futures règlementations. Collaborer avec les autorités de contrôle de différents pays (Allemagne, Autriche, Espagne, Estonie, Italie, etc.) et confronter nos cultures s’est avéré particulièrement enrichissant.

J’ai finalement pris mon poste actuel en 2014, en rejoignant la Direction régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) de Nouvelle-Aquitaine, basée à Bordeaux. En dix ans, mes missions ont beaucoup évolué, notamment avec la création du Service de l’information stratégique et de la sécurité économiques (SISSE) en 2019. 

Dites-nous en plus sur votre poste actuel et vos missions.

Je fais partie des délégués à l’information stratégique et à la sécurité économiques (DISSE) régionaux du SISSE. Notre service est dédié à la protection des intérêts économiques, industriels et scientifiques de la France. Nos missions sont pilotées par le Directeur général des Entreprises, qui est également le Commissaire à l’information stratégique et à la sécurité économiques. Au Service économique de l’État en région (SEER), nous sommes une douzaine d’agents, dont trois DISSE, placés sous l’autorité du préfet de Nouvelle-Aquitaine, responsable de la politique de sécurité économique de la région, que nous accompagnons dans le pilotage de cette politique publique. Nous avons chacun un périmètre : je m’occupe du sud de la région, un de mes homologues du nord et notre collègue est spécialisée dans le contrôle des investissements étrangers.

Je contribue à déployer les feuilles de route élaborées par le SISSE et le Comité de liaison de sécurité économique (COLISE) qui déterminent nos actions prioritaires en matière de politique publique de sécurité économique. Je travaille ainsi en étroite collaboration avec de nombreux ministères (comme ceux de l’Intérieur, des Armées, de l’Enseignement supérieur, etc.) et acteurs régionaux (autorités locales, collectivités territoriales, conseil régional). Ensemble, nous sensibilisons et accompagnons les entreprises, établissements d’innovation (pôles de compétitivité, technopoles, etc.) et laboratoires en matière d’intelligence et de sécurité économiques.

Un pan important de mon activité consiste à sensibiliser les entreprises à ces enjeux notamment à travers des ateliers et conférences. La cybersécurité est également un enjeu fort : je travaille souvent avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) pour conseiller et réaliser des diagnostics d’entreprises.

Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans votre fonction ? À la DGE ? 

Ce que j’apprécie le plus est d’aller à la rencontre des entreprises et de les sensibiliser à la sécurité économique. Mettre en lumière des points auxquels elles n’avaient pas songé ou dont elles ne percevaient pas l’utilité, est particulièrement gratifiant. Je fais en sorte d’être très présente sur le terrain pour maintenir une véritable proximité avec les entreprises, malgré l’étendue de la région. 

Ce qui m’intéresse aussi beaucoup est l’univers très large, avec des interlocuteurs divers, dans lequel j’évolue et que je dois animer.

J’apprécie également d’échanger avec mes collègues de la DGE et de voir que les informations du terrain sont remontées et sont utiles. La DGE est très réactive pour suivre l’actualité et s’adapter, elle n’est pas figée, c’est une direction en mouvement et qui a une vision stratégique favorisant les intérêts industriels, économiques et financiers.

Un conseil aux femmes qui lieront votre portrait ?

Je leur dirais de persévérer et de ne pas baisser les bras. J’ai commencé ma carrière à un poste très différent de celui que j’occupe aujourd’hui. Il y avait un travail conséquent à faire en matière d’intelligence économique dans cette région. Au fur à mesure, avec le SISSE, nous avons construit une vraie politique publique de sécurité économique. Je me suis accrochée pour que ce soit possible et j’en suis d’autant plus fière aujourd’hui. Je dirais aussi qu’il faut rester soi-même et ne pas renier ses affinités ni ses préférences. Il faut toujours s’exprimer et ne pas hésiter à le faire, avoir des perspectives et aller de l’avant. 

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