Les femmes de la DGE, portrait #1 : Marie de Boissieu

Afin de mettre à l’honneur les femmes qui la font, la Direction générale des Entreprises lance une série de portraits d’agentes en poste ou passées en son sein. Marie de Boissieu, directrice de projets au service de l'industrie, est la première à se prêter au jeu.

Les femmes de la DGE, portrait #1

Après avoir côtoyé les plus grandes maisons de luxe, Marie de Boissieu a souhaité découvrir ce secteur qu’elle affectionne tant – celui de la mode – sous un autre jour, en rejoignant la DGE. En poste depuis un an comme directrice de projets mode, luxe et biens de consommation, elle nous raconte son expérience à la Direction et nous donne sa vision de l’égalité femmes-hommes au travail.

Qu’est-ce qui vous a attiré à la DGE ?

Le secteur de la mode m’a toujours séduite. Après avoir travaillé pendant plus de 10 ans dans la maroquinerie de luxe (Louis Vuitton, Dior), j’ai marqué une pause dans ma carrière autour de la naissance de mon troisième enfant.

M’est alors venue l’envie de changer de perspective et de m’intéresser davantage aux changements de fond qui traversent le secteur de la mode. L’action de la DGE, au cœur des transformations économiques du pays, répondait à cette « quête de sens ».

Qu’appréciez-vous le plus dans votre poste ?

La variété ! Variété des interlocuteurs, des secteurs, des territoires et des thématiques. Le secteur des biens de consommation est vaste, cela nous amène donc à répondre sur des produits divers (des cercueils pour chiens à la haute joaillerie !) avec des thématiques très nombreuses (environnementales, numériques, fiscales...).

Nous sommes également en contact avec des interlocuteurs très variés. Pour la seule filière cosmétique, nous sommes amenés à discuter aussi bien avec des TPE qu’avec l’Oréal, avec des producteurs d’arômes du Sud Est qu’avec des verriers de la vallée de la Bresle.

Venons-en à l’égalité femmes-hommes. Quel regard portez-vous sur le sujet ?

De nombreux progrès ont été faits en la matière mais il reste énormément de chemin à parcourir ! Sur les seules inégalités salariales, elles ont certes diminué de 20 points en 40 ans, mais une étude récente estimait qu’il faudrait encore 1 000 ans pour atteindre l’égalité salariale en France !

Il existe des inégalités sur le marché du travail en termes de salaire mais également de parcours de carrière et donc d’accès aux postes à responsabilités. Dans le privé comme dans le public, plus on monte les échelons hiérarchiques, moins les femmes sont représentées... Je pense qu’il faut intensifier les démarches agissant sur les fondements de l’inégalité existante, et cela se joue dès le plus jeune âge. Sur ce sujet, nous travaillons par exemple avec la filière jouet sur la charte des jouets non genrés.

Cette fois-là, vous vous êtes dit qu’il restait beaucoup à faire en matière d’égalité au travail…

Dans un poste précédent, alors que je discutais avec mon supérieur hiérarchique de mon souhait de diminuer le rythme de mes déplacements professionnels afin d’être davantage à Paris pour voir mes enfants, il m’a demandé pourquoi j’avais besoin de les voir et si j’allaitais encore…

Le conseil que vous aimeriez transmettre aux femmes de la DGE ? Aux futures agentes ?

Les femmes peuvent avoir un certain « syndrome de l’imposteur », elles craignent souvent de ne pas être légitimes. Dans notre direction de projets, nous avons en charge le renouvellement du conseil d’administration de six centres sous la tutelle du Ministère. Nous avons un objectif de parité et, parfois, lorsque nous proposons à une femme d’y siéger, elle s’étonne, s’inquiète de sa capacité à y consacrer du temps ou à apporter des contributions pertinentes. Mon conseil serait donc de ne pas se rajouter de freins, il y en a déjà bien assez !

Mis à jour le 10/11/2021

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