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Crise énergétique : le Gouvernement annonce un plan de soutien à l'activité économique

Dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions, les prix des énergies fossiles, des produits raffinés et des intrants agricoles connaissent des hausses significatives. Dans ce contexte, le Gouvernement met en place un plan de soutien à destination des secteurs économique les plus touchés.

Publié le : 30 Mar 2026
pompe à carburants
© Mladenbalinovac - GettyImages

Ce plan de soutien a pour objectifs de préserver et accompagner les secteurs directement impactés par la hausse des prix de l’énergie, assurer le bon fonctionnement de l’économie et agir à long terme pour réduire la dépendance aux hydrocarbures importés.

Ces mesures, ciblées sectoriellement et limitées dans le temps, seront complétées par la présentation d’un plan d’électrification des usages. Dans la continuité de la Programmation pluriannuelle de l’énergie présentée le 13 février dernier, ce plan vise à décarboner durablement les transports, le logement, l’agriculture, la pêche et l’industrie.

Un soutien immédiat et ciblé pour les secteurs les plus exposés

Le plan cible les secteurs directement fragilisés par la hausse des prix de l’énergie, essentiels au fonctionnement de l’économie et à la souveraineté alimentaire.

Un appui renforcé au transport routier

Les TPE et PME du transport routier, confrontées à des difficultés économiques majeures, bénéficieront d’une aide forfaitaire exceptionnelle pour un coût total estimé à 50 millions d’euros.

Cette aide, limitée au mois d’avril 2026, correspond à un soutien équivalent à 20 centimes d’euro par litre pour les entreprises du transport public routier de marchandises et de voyageurs justifiant de difficultés de trésorerie. Un guichet dédié sera mis en place, dont les modalités seront précisées ultérieurement.

À moyen et long terme, le Gouvernement entend poursuivre l’électrification du parc de véhicules afin de réduire la dépendance du secteur aux énergies importées.

Un soutien à la filière pêche

La pêche française bénéficiera d’une mesure spécifique sur le prix du carburant pour un coût total estimé à 5 millions d’euros.

Cette aide prendra la forme d’un remboursement équivalent à 20 centimes d’euro par litre sur les factures de carburant des navires. Limitée au mois d’avril 2026, elle vise à permettre la poursuite de l’activité dans un secteur où l’énergie représente jusqu’à 35 % des coûts.

Le Gouvernement informera la Commission européenne de la mise en place de ce dispositif et demandera une évolution du cadre juridique européen afin d’accompagner la décarbonation de la flotte, dont l’âge moyen dépasse 30 ans.

Un soutien aux exploitations agricoles

Les agriculteurs bénéficieront d’une exonération totale du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) agricole pour le mois d’avril 2026, pour un coût estimé à 14 millions d’euros.

Cette mesure vise à soutenir immédiatement les exploitations confrontées à une hausse brutale des coûts de l’énergie. Elle sera complétée par une demande au niveau européen visant à suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais ou, à défaut, à compenser son coût afin de préserver la compétitivité des filières françaises.

L’ensemble de ces mesures s’applique sur l’ensemble du territoire, y compris dans les départements et régions d’Outre-mer.

Des mesures de soutien de trésorerie des entreprises

Le plan de soutien comprend également des mesures transversales visant à soutenir la trésorerie des entreprises des secteurs concernés (agriculture, pêche, transport) :

  • report de cotisations sociales sans frais ni majoration ;
  • étalement des échéances fiscales sans frais ni majoration ;
  • mise en place de prêts « Boost carburants » opérés par Bpifrance, destinés aux TPE, pour des financements de court terme (1 à 3 ans) pouvant atteindre 50 000 euros.

Une mobilisation collective pour limiter les impacts de la crise

Le Gouvernement met en place, avec l'aide de plusieurs acteurs, une réponse coordonnée pour limiter les effets de la crise sur les entreprises :

Une action durable face à la hausse des prix de l’énergie

La situation actuelle se caractérise par une forte volatilité des prix de l’énergie, liée notamment au blocage du détroit d’Ormuz et à des perturbations de production dans certains pays du Golfe.

Pour en limiter les effets, le Gouvernement agit à plusieurs niveaux :

  • mobilisation des stocks stratégiques ;
  • augmentation des capacités de raffinage en France ;
  • coordination avec les distributeurs de carburant pour répercuter rapidement les baisses de prix et renforcement des contrôles ;
  • protection des intérêts français dans la région, dans le respect des accords de défense.

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