Roland Lescure, Philippe Baptiste et Dorothée Bär reçoivent à VivaTech le rapport franco-allemand sur l’innovation de rupture recommandant la création d’une entité dédiée

Publié le : 19 Jun 2026

Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, et Dorothée Bär, ministre fédérale allemande de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace, ont reçu à l’occasion du salon VivaTech le rapport de la mission franco-allemande sur l’innovation de rupture.

Cette mission d’experts français et allemands a été lancée lors du Conseil des ministres franco-allemand de Toulon en août 2025. Elle vise à proposer des moyens de renforcer, en France, le soutien à l’innovation de rupture face à l’accélération des technologies qui façonneront la prochaine décennie, en s’inspirant notamment du modèle de l’agence allemande SPRIND (l’agence allemande d’innovation de rupture créée en 2019. Elle sélectionne et finance des projets à fort impact économique et sociétal).

La mission est présidée par Nicolas Dufourcq (Bpifrance) et Rafael Laguna de la Vera (SPRIND) et s’appuie sur un comité de 16 experts internationaux reconnus pour leur expérience en politiques d’innovation.

Les experts français et allemands ont unanimement partagé un constat : face au défi de l’accélération mondiale du rythme de l’innovation, une entité dédiée à l’innovation de rupture, sur le modèle de l'agence SPRIND, est un levier pertinent et adapté, notamment si elle est interopérable avec l’agence allemande.

Une stratégie française déjà solide mais qui reste à compléter

Le rapport dresse un panorama des politiques françaises de soutien à l’innovation. Le plan France 2030, lancé en 2021 et doté de 54 milliards d'euros a ainsi permis d’engager une dynamique inédite de soutien à la recherche, l’innovation et à la réindustrialisation. Des dispositifs de soutien ont été déployés sur l’ensemble du continuum, allant de la recherche jusqu’à l’industrialisation, tout en se focalisant sur des secteurs prioritaires et à fort potentiel (projets de petits réacteurs nucléaires, gigafactories de batteries, biomédicaments, quantique, véhicules électriques, etc.).

En parallèle, le plan Deeptech, lancé en 2019 et renforcé en 2025 a contribué à faire de la France un acteur clé de la deeptech en Europe, représentant 20 % des levées de fonds deeptech sur le continent. Son écosystème de 2 600 start-ups à haute intensité technologique se déploie sur des verticales stratégiques, notamment l’industrie, la greentech et l’Intelligence Artificielle.

Une recommandation centrale : une entité dédiée

Le rapport identifie plusieurs conditions clés :

  • une logique d’innovation de rupture directement connectée aux besoins du
    marché ;
  • une autonomie opérationnelle forte ;
  • une très grande rapidité d’exécution ;
  • une ouverture à un réseau européen d’agences (SPRIND, NADI aux Pays-Bas,
    etc.).

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