G7 numérique : méthode, calendrier et livrables
Le G7 numérique structure la coopération internationale sur les enjeux du numérique, à travers une méthode de travail progressive, un calendrier commun et des livrables partagés.
Le G7 (« groupe des 7 ») est un groupe de discussion et de concertation où sont apportées des réponses communes aux grands enjeux globaux et économiques qui réunit chaque année les chefs d’État et de gouvernement de 7 pays parmi les plus industrialisés au monde (France, États-Unis, Canada, Japon, Royaume-Uni, Italie, Allemagne). L’Union européenne y est représentée par le président du Conseil européen et la présidente de la Commission européenne. Le G7 n’a ni existence juridique, ni secrétariat permanent, ni membre de droit. C’est la présidence, assurée par un des 7 pays, chaque année, qui fournit les moyens nécessaires aux travaux du groupe.
Les membres du G7 numérique
Le G7 numérique réunit les pays membres du G7 : France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Italie et Canada. L’Union européenne participe également pleinement aux travaux du G7 numérique, où elle représente la voix de ses 27 Etats membres, sans toutefois assurer de présidence du groupe.
Dans le domaine du numérique, le G7 est un cadre pertinent pour traiter des grands enjeux technologiques. Il rassemble en effet plusieurs des principales puissances économiques et technologiques mondiales, qui concentrent une part importante de l’innovation, des infrastructures numériques et des capacités de recherche. Dans un contexte où les défis liés au numérique sont mondiaux (gouvernance de l’intelligence artificielle, cybersécurité, régulation des plateformes), le G7 permet d’élaborer des principes communs et des standards partagés au plus haut niveau politique. Les initiatives engagées dans ce cadre peuvent ensuite nourrir les travaux conduits dans d’autres enceintes multilatérales et contribuer à structurer des approches internationales durables.
Qu’est-ce que la filière numérique du G7 ?
La filière numérique est l’une des sept filières de la présidence française du G7
La filière numérique est pilotée par la Direction générale des Entreprises et est portée politiquement par la ministre déléguée pour le Numérique et l’IA, Mme Anne Le Hénanff.
Les principales échéances de la filière sont :
Janvier 2026 : lancement officiel de la présidence française à Paris ;
29 mai 2026 : réunion ministérielle numérique à Paris ;
15 - 17 juin 2026 : Sommet des chefs d’État et de gouvernement à Évian
La réunion ministérielle du 29 mai réunira les ministres du numérique et de l’IA des pays du G7 afin d’endosser les résultats des travaux de la filière.
La filière numérique regroupe les travaux conduits par les ministres en charge du Numérique des membres du G7. Il s’agit d’un espace de coordination visant à faire converger les approches nationales sur les grands enjeux technologiques. C’est un cadre privilégié pour rapprocher les positions, identifier des principes communs et favoriser des convergences internationales sur des sujets structurants choisis par la présidence. Il est structuré autour du groupe de travail Digital and Tech dont son action varie selon les agendas des présidences.
En 2026, les travaux numériques permettront de renforcer la compréhension selon laquelle l'IA et le numérique offrent à la fois des opportunités de transformation et des défis importants pour nos sociétés et nos économies. Ces travaux seront cohérents avec ceux du Sommet pour l’Action sur l’IA qui a eu lieu en février 2025 à Paris.
Dans un contexte marqué par l’accélération des usages numériques, alors que selon le Baromètre du numérique publié par l’ARCEP, la quasi-totalité des Français est aujourd’hui connectée, le numérique fait partie des priorités de la présidence française du G7.
94 %
des plus de 12 ans ont accès à internet (source : ARCEP, 2026)
51 %
des 18-24 ans ont un usage quotidien des IA génératives (source : ARCEP, 2026)
En 2026, la présidence française fixe quatre priorités :
Promouvoir une IA sûre au service du bien commun
La présidence française souhaite renforcer l’approche commune du G7 sur la sécurité de l’intelligence artificielle, face aux risques liés à des usages malveillants, à la cybersécurité ou à la fiabilité des contenus.
Les travaux portent notamment sur le partage d’expertise en matière de détection des contenus générés par l’IA, sur la poursuite des efforts entrepris pour promouvoir une IA sûre, sécurisée et de confiance (Code de conduite du Processus de Hiroshima), ainsi que sur la valorisation d’applications positives de l’IA.
Accélérer l’innovation et la diffusion de l’IA dans l’économie
L’accent est mis sur l’innovation et la diffusion de l’IA, en particulier auprès des PME.
La présidence française soutient une approche commune sur la définition des systèmes d’IA open source, afin de favoriser la transparence et l’appropriation des technologies. Elle souhaite aussi développer un outil à destination des gouvernements et PME pour mieux appréhender la transition vers l’adoption de l’IA dans l’économie.
Soutenir la résilience et la durabilité dans le secteur numérique
Les travaux portent sur la conciliation entre transition numérique et transition environnementale. Ils tendent à identifier des bonnes pratiques permettant d’évaluer et de réduire les impacts environnementaux des usages numériques, notamment en matière de consommation d’énergie, d’eau et de ressources. Une attention particulière est portée à l’impact de l’IA ainsi qu’à l’alimentation en énergie bas carbone des centres de données.
Protéger les mineurs en ligne
C’est la priorité centrale de la présidence française pour définir des principes communs pour assurer un environnement numérique sûr, notamment pour les mineurs.
Cela inclut des discussions autour des risques encourus en ligne, ainsi que des solutions telles que des paramètres de confidentialité et de sécurité, des mécanismes de contrôle de l’âge et la promotion d’outils de contrôle parental accessibles.
G7 2026 | Qu’est-ce que la filière Numérique du G7 ?
Le G7 est un forum annuel des dirigeants de sept grands pays : France, États-Unis, Canada, Japon, Royaume-Uni, Italie, Allemagne, qui se coordonnent pour apporter des réponses communes aux grands enjeux économiques mondiaux.
Depuis janvier 2026, la France préside le G7 et nous nous mobilisons pour que le Sommet de juin, qui réunira les chefs d'État à Evian, permette de concrétiser des décisions fortes.
Cette édition est marquée par un agenda numérique ambitieux porté par un groupe dédié, le G7 Numérique, piloté par la Direction générale des Entreprises.
Aujourd'hui, l'intelligence artificielle et le numérique sont partout : dans nos smartphones, dans nos hôpitaux, nos entreprises et même entre les mains de nos enfants.
Après le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle organisé à Paris en février 2025, la France souhaite montrer que ces technologies offrent des opportunités majeures pour nos sociétés, mais nécessitent aussi une réponse coordonnée pour en maîtriser les risques.
L'objectif du G7 Numérique est clair : réunir sept pays pour élaborer un cadre commun autour de l'intelligence artificielle et du numérique afin de faire naître des standards partagés et un environnement technologique plus juste et durable.
La France porte quatre priorités fortes pour ce G7 Numérique.
Première priorité : garantir la sécurité de l'intelligence artificielle via par exemple le renforcement des outils de détection des contenus créés par l'intelligence artificielle.
Deuxième priorité : accélérer l'innovation pour les entreprises et notamment les PME, en référençant mieux, par exemple, les logiciels libres d'intelligence artificielle.
Troisième priorité : mieux concilier numérique et écologie via des infrastructures optimisées.
Et quatrième priorité enfin : protéger davantage les mineurs en ligne en renforçant le contrôle d'âge.
Vous l'avez compris, la Direction générale des Entreprises sera au premier plan pour coordonner l'ensemble des travaux numériques du G7, en défendant la position française et en négociant activement avec les autres États membres pour aboutir à des consensus sur des actions fortes.
Le premier temps important sera le 29 mai 2026 avec la réunion ministérielle à Bercy autour de la ministre Anne Le Hénanff.
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Le rôle des groupes de travail successifs
La méthode de travail retenue par le G7 numérique repose sur une montée en puissance progressive des négociations, structurée autour de groupes de travail (GT) successifs.
Le calendrier du G7 numérique
3 février 2026 : groupe de travail (GT) introductif
24 - 25 février : GT1
24 - 25 mars : GT2
22 - 23 avril : GT3
26 - 27 mai : GT4
29 mai : réunion ministérielle numérique
Ces groupes ont un rôle central :
- Consolider un diagnostic commun sur les risques et opportunités du numérique ;
- Identifier des principes partagés ;
- Négocier les formulations des textes finaux ;
- Préparer les annonces politiques de la réunion ministérielle.
Les discussions techniques alimentent directement les arbitrages ministériels. Elles associent, outre les administrations nationales, des experts issus d’organisations internationales telles que l’OCDE, ainsi que des pôles d’expertise spécialisés.
Les livrables du G7
Les livrables soumis à la négociation en filière numérique prennent plusieurs formes.
Des avancées sur l’IA sûre et de confiance
Dans la continuité du Processus d’Hiroshima, la France souhaite renforcer la sécurité et la confiance dans l’IA en améliorant la détection des contenus générés par IA et en promouvant des standards de sécurité.
La France souhaite également définir à l’international les IA open source pour favoriser la transparence, la confiance et les usages par les PME.
Des engagements sur la durabilité du numérique
Les travaux visent à identifier des bonnes pratiques pour limiter l’empreinte environnementale du numérique dans la consommation énergétique et l’usage de métaux critiques, ainsi que les consommations liées à l’IA.
Ils envisagent également de définir une cible commune d’alimentation en énergie bas carbone pour les centres de données.
Une liste de principes sur la protection des mineurs en ligne
La France vise l’adoption de principes communs définissant un environnement numérique sûr pour les mineurs.
Le rôle de la DGE dans la présidence française du G7 numérique
La Direction générale des Entreprises (DGE) est l’administration pilote de la filière Numérique. Elle travaille en étroite coopération avec d’autres ministères comme le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère de la Transition écologique et celui du Travail. Elle est également en lien avec le ministère de la Justice, le ministère de la Santé et le ministère de l’Éducation nationale.
Son rôle s’articule autour de quatre missions principales :
- Pilotage stratégique : définition de l’agenda numérique de la présidence française ;
- Coordination interministérielle : consolidation de la position française avec les ministères concernés ;
- Négociation internationale : présidence du groupe de travail et défense de la position française tout au long des négociations ;
- Production des livrables : rédaction, coordination et finalisation des textes et outils issus des négociations.
La DGE mobilise ses experts sectoriels internes et travaille en lien avec des partenaires internationaux, notamment l’OCDE, afin d’asseoir les positions françaises sur des analyses économiques et techniques solides.
Enfin, la DGE associe la société civile aux travaux du G7, réunie en groupes d’engagement : les syndicats (Labour 7), les employeurs (Business 7), les entreprises du numérique (Tech7) et les centres de recherche (Think Tanks 7). Ces groupes d’engagement, qui reflètent les attentes et les intérêts de la société civile, seront associés aux travaux jusqu’à la réunion ministérielle numérique du 29 mai et prépareront des recommandations à destination de la présidence.
Que change le G7 Numérique dans la vie des Français ?
G7 2026 | Que va changer le G7 Numérique dans la vie des Français ?
Avec le G7 Numérique, sous l'impulsion du président de la République et du Gouvernement, nous avons une mission claire : promouvoir un agenda numérique innovant et un cadre commun de régulation plus équitable et durable. Pour répondre à cet objectif, la France a identifié quatre grandes priorités.
Concrètement, qu'est-ce que cela change pour vous ?
Première priorité : renforcer la sécurité de l'intelligence artificielle.
Face aux risques d'usage détourné, par exemple de photos sur les réseaux sociaux à des fins malveillantes ou de piratage, la France souhaite établir un consensus pour renforcer les outils de détection des contenus générés par l'intelligence artificielle pour prévenir ces menaces.
Deuxièmement : protéger les mineurs dans l'environnement numérique.
Nous allons travailler avec le G7 pour renforcer les paramètres de sécurité en ligne : contrôle d'âge, confidentialité et outils de contrôle parental plus simples.
Pour vous, parents ou utilisateurs, cela signifiera des outils numériques plus sûrs.
Troisièmement : accélérer l'innovation et la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie, surtout pour les petites et moyennes entreprises.
Beaucoup d'entreprises hésitent encore à l'adopter par manque de transparence ou de moyens.
Nous allons clarifier ce qu'est un logiciel libre d'intelligence artificielle, un outil ouvert et abordable. Cela permettra que les petites entreprises puissent innover sans supporter des coûts d'investissement excessifs et que l'intelligence artificielle profite à l'ensemble du tissu économique.
Enfin, mieux concilier transition numérique et transition écologique.
L'intelligence artificielle qui révolutionne nos vies a aussi un impact environnemental important. Elle consomme beaucoup d'énergie, d'eau et de ressources minérales et mobilise des infrastructures lourdes comme les centres de données ou les réseaux.
Avec le G7, nous allons identifier des solutions pour limiter cet impact. Par exemple des centres de données alimentés par des énergies renouvelables ou grâce au recyclage des équipements.
Pour vous, des services numériques performants mais plus respectueux de la planète.
Voilà comment ces quatre priorités vont améliorer votre quotidien : une intelligence artificielle plus sûre, plus accessible, plus verte et protectrice de nos enfants.
Le G7 n'est pas qu'une instance diplomatique lointaine, c'est un levier concret pour construire un avenir numérique responsable.
Expert
Coordination du G7 numérique au sein de la DGE : Frédéric Sauvage, Marie Bernhard, Louis Morilhat, Marine Lepesqueux, Cyrielle Gonzalez, Charles de Bisschop
Secteur
Sujets
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Intelligence artificielle
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