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Le tourisme littoral

La France dispose de 5.500 km de côtes sur les trois façades maritimes (Mer du Nord / Manche, Atlantique y compris Bretagne/ Méditerranée), réparties sur 883 communes en bord de mer, lagunes ou étangs salés, 26 départements et 11 régions.

Le littoral français désigne le littoral situé en France et soumis à la « loi Littoral » et classe les communes de métropole en plusieurs catégories :  883 communes maritimes (en bord de mer, lagunes ou étangs salés),  87 communes situés sur des estuaires ou deltas ;  151 communes en bord de lacs d'une surface supérieure à 1 000 hectares. A ces communes, il convient d’ajouter 92 communes dans les départements d'outre-mer.

 

L’économie touristique du littoral témoigne de la forte maturité touristique de cette destination : la densité de lits touristiques au km2 est élévée (361, contre 37 en moyenne en métropole) et  les capacités d’accueil mutiplient généralement par deux la population permanente, et jusqu’à six pour certaines communes. Toutefois, il existe des disparités par façade et / ou par région générant des enjeux propres à chaque destination. En parallèle, les dix dernières années ont permis à certaines régions de développer et rééquilibrer leur offre (Aquitaine, Poitou-Charentes, Normandie) ou de la restructurer (Languedoc-Roussillon notamment).

L’activité forte se traduit en termes économiques par des créations d’emplois directs et indirects (estimés par Atout France à 200 000 ETP en 2012). Par ailleurs, le littoral concentre un tiers des investissements touristiques nationaux sur le territoire (soit pour une commune littorale 3,1 M€  investis en moyenne en 2012) et les communes du littoral enregistrent des recettes commnunales généralement supérieures aux recettes moyennes des autres communes françaises.

Ces communes littorales présentent des enjeux particuliers et de fortes spécificités. C’est la première des destinations touristiques en terme de nuitées : le littoral concentre  40% des lits touristiques français sur 4% du territoire et 2% des communes ; 66,9 millions de nuitées françaises et 25,3 millions de nuitées étrangères en 2012 dans l’hôtellerie et l’hôtellerie de plein air ; 31% des nuitées touristiques des Français en 2013 et 39% sur les mois de juillet et d’août. Le littoral français attire une part de clientèle étrangère qui présente un potentiel de progression élevé (14,3 % du total des nuitées hôtelières, 45,4 % du total des nuitées de l’hôtellerie de plein air, 14 % de la clientèle des résidences de tourisme et 7,1 % pour les villages de vacances).

Une typologie des communes littorales selon une étude de l’Institut Français de l’Environnement (IFEN)  distingue six groupes selon leurs capacités d’accueil. Les communes ayant une capacité « très forte » sont caractérisées par la présence dominante de résidences secondaires et d’hôtels ou de résidences de tourisme. Celles ayant une capacité d’accueil « forte » sont également caractérisées par une présence importante de résidences secondaires associée à une offre de plein air (campings, mobil homes). Il est à noter le poids très important des résidences secondaires dans les communes littorales (36 % de l’ensemble du parc de résidences secondaires). Selon une étude DGE de 2014, les communes du littoral comprennent 223 000 lits hoteliers, 435 000 emplacements sur campings et 16 300 logements meublés.  La capacité d’accueil des résidences secondaires atteint quant à elle près de 6 millions de lits en 2014.

Les spécificités du littoral français sont les suivantes. Pour l’hôtellerie, le problème de la requalification de nombreuses petites exploitations y est plus accentué. Pour l’hôtellerie de plein air, l’offre est supérieure sur le littoral (48 % du nombre total d’emplacements en France selon une étude DGE de 2013), résolument tournée vers les segments moyen et haut de gamme et la capacité moyenne des campings y est plus élevée. Pour les résidences de tourisme, les besoins plus faibles en personnel (18,2 % du chiffre d’affaires) participent aux résultats bruts d’exploitation relativement élevés (39,9 % en moyenne). L’offre résidentielle est très majoritairement située sur le trait de côte. Les offres marchandes de plein air et hôtelière cohabitent très largement.

Le littoral est également caractérisé par une très forte variabilité de l’offre touristique selon des façades, avec une nette opposition entre les côtes du nord et du sud de la France, la situation de la Corse étant spécifique. Sur le littoral de la Mer du Nord / Manche alternent des secteurs touristiques à l’offre variée avec des secteurs dont l’offre touristique est plutôt faible. Sur les façades atlantique et méditerranéenne l’offre est très forte, avec une part importante « d’entrée de gamme » sur le littoral atlantique alors que l’offre « haut de gamme » est importante sur le littoral méditerranéen. En Corse, les capacités d’accueil sont plus faibles que sur la façade méditerranéenne continentale.

La fréquentation sur le littoral tend à stagner pendant la période estivale. Elle n’est plus soutenue que par la hausse des séjours au printemps et dans une moindre mesure en automne. Le début de saison constitue donc une véritable opportunité pour valoriser les territoires littoraux, rentabiliser les investissements, pérenniser les emplois touristiques, dans une approche différente et complémentaire de l’offre balnéaire estivale.

La valorisation touristique des plages et la réhabilitation et la commercialisation de l’immobilier de loisir dans les stations littorales restent des éléments essentiels d’une politique touristique pour la destination littorale.

Conscientes du potentiel que les plages représentent pour l’économie locale mais aussi du coût des investissements et du fonctionnement pour la sécurité (postes de secours, balisage, matériel et personnel de surveillance et d’intervention), le nettoyage des plages et la gestion des déchets, les équipements et les réseaux sanitaires, de nombreuses collectivités locales s’attachent à mettre en place une politique de gestion globale de ces espaces spécifiques.

En application de directives communautaires (celle de 1976 a été remplacée par celle du 15 février 2006), la campagne gouvernementale annuelle de contrôle, de surveillance sanitaire et d’information sur la qualité des « Eaux de baignade », qu’elles soient d’eau douce ou d’eau de mer, conduite par le ministère chargé de la santé pendant la saison balnéaire contribue à la valorisation des plages. Une campagne d’information homogène du public sur la qualité sanitaire des eaux de baignade est mise en place par ce ministère début 2015.

Enfin, un référentiel de certification de la qualité des eaux de baignades a été validé en 2009 et est en ligne sur le site Internet du ministère chargé de la santé. Il permet aux collectivités ou aux gestionnaires des plages privées d’eau douce d’obtenir une certification délivrée sur la base du référentiel par un organisme certificateur après une série d’audits. »

 

 

 

 

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