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Tourisme

Le tourisme fluvial

Apparu en France dans les années 70, le tourisme fluvial reste encore communément considéré comme un produit de niche, difficilement rentable pour les opérateurs. Pourtant, en 2017 on comptabilisait plus de 11 millions de passagers sur le réseau navigable français, dont 54 % d’étrangers (+4 %), pour un chiffre d’affaires de 630 M€ (hors bateaux promenades, non encore intégrés dans les données publiées par VNF) et des retombées économiques sur les territoires estimées à  500 M€, sans compter les activités nautiques et fluvestres.

En effet, le tourisme fluvial, s’inscrit parfaitement dans les aspirations du « slow tourisme » qui attire de plus en plus de personnes en quête d’authenticité et s’associe parfaitement avec le cyclotourisme, la marche, ou la randonnée équestre. Même si le nombre de nuitées a diminué en 2017 (- 10 %), au total, 9 % de passagers supplémentaires ont été accueillis en croisière (dont 78 % d’étrangers) et 14 % sur les bateaux-promenade, qui constituent toujours l’essentiel du marché (95 % des passagers). Les filières avec hébergement (péniches-hôtels, paquebots fluviaux), sont particulièrement dynamiques, en particulier sur le Rhin (+ 27 % de passagers). La plaisance locative est en décroissance (-5 % de contrats signés en 2017) et l’Occitanie reste sur ce créneau la région la plus prisée (40 % des contrats). Enfin, la plaisance privée progresse toujours (+ 8 % de vignettes vendues, dont plus d’un tiers à des étrangers). Parallèlement, en ville comme en campagne, on assiste à la reconquête touristique et ludique des voies d’eau. Ainsi, 87 % du réseau de VNF est  aujourd’hui longé par une véloroute.

Le potentiel de développement du tourisme fluvial est important : la France dispose de nombreux atouts en la matière :

  • le premier réseau navigable d’Europe, soit 8 500 km sur un total de 18 000 km de voies d’eau, avec plus de 700  ports et haltes fluviales et de nombreux ouvrages d’art qui relient les cinq principaux fleuves, à proximité de grands sites naturels ou patrimoniaux. Les opérations de reclassement, de rénovation et d’aménagement en cours devraient encore accroître l’attractivité de ce réseau ;
  • une flotte diversifiée et de qualité : de nouveaux types de bateaux (paquebots de 150 passagers, « péniches hôtels » de luxe, bateaux promenade électriques), mieux équipés, plus spacieux et plus respectueux de l’environnement sont régulièrement mis en service ;
  • une filière innovante : sur le plan technologique (bateaux plus économes, propres et durables, sûrs et intelligents), en termes de services, dans les ports et haltes fluviales, grâce notamment au numérique (réservations  d’anneaux et de prestations lors des escales, systèmes de régulation du trafic…) et d’ingénierie, par l’association d’activités comme le vélo, la randonnée ou les visites culturelles.

Les acteurs publics et privés ont aujourd’hui pris la mesure de l’importance du développement du tourisme fluvial. Ils travaillent à l’échelon national et local sur les axes de progrès identifiés dans les diverses études publiées sur la filière (notamment le rapport Maillot de 2015) : la qualité des infrastructures et des services associés, parfois en deçà des standards internationaux, la structuration de l’offre touristique sur et autour des voies d’eau et une meilleure gestion environnementale des équipements et des activités. Ainsi six contrats de plan interrégionaux ont été construits à l’échelle d’une voie fluviale : le Lot, la Meuse, La Loire, la Garonne, l’axe Rhône-Saône et la Vallée de la Seine, avec pour objectifs de moderniser les équipements fluviaux, d’élargir l’offre fluvestre et de promouvoir l’offre touristique.

Par ailleurs, l’établissement public Voies navigables de France (VNF), gestionnaire de 6700 km de voies navigables, multiplie les partenariats avec les collectivités et les acteurs privés du secteur pour faire émerger de nouveaux projets à vocation touristique : création d’appontements dédiés pour les bateaux de croisières, aménagement de ports fluviaux, développement des services aux usagers (approvisionnement en eau et électricité, pompes pour les eaux usées..). VNF met également à disposition des porteurs de projets des outils d’aide à la décision : statistiques de fréquentation, études sur les retombées économiques des activités fluviales, baromètres de satisfaction des usagers et organise des colloques et salons (Rencontres Nationales du Tourisme Fluvial en février 2018 à Bordeaux, avec le soutien de la DGE).

Enfin les collaborations entre les acteurs du tourisme se multiplient pour la promotion du tourisme fluvial (cluster « Tourisme de pleine nature » d’Atout France) ou le développement des activités fluvestres (commission itinérances animé par la Fédération Nationale des Offices de Tourisme de France).

Crédit photo : © JaySi / Getty images

 

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