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Tourisme

La qualité des eaux de baignade

La propreté et la salubrité des plages ainsi que la qualité des eaux de baignade sont des préoccupations importantes pour les touristes et pour les pouvoirs publics.

La directive européenne 2006/7/CE concernant la gestion de la qualité des eaux de baignade impose aux Etats membres de l’Union européenne de surveiller et de classer la qualité des eaux de baignade, de gérer la qualité de ces eaux et d’informer le public. Elle impose l’affichage à proximité des sites de baignade d’un certain nombre d’informations, comme les analyses du contrôle sanitaire et le profil des eaux de baignade. Parallèlement aux contrôles qui peuvent être exercés par les collectivités locales elles-mêmes, les agences régionales de santé exercent un contrôle périodique en application des dispositions du code de la santé publique, qui transcrit en droit français les dispositions de cette directive. Ainsi, durant la saison balnéaire 2017, 3 379 sites de baignade, dont 2 065 en eau de mer, ont été contrôlés en métropole et en outre-mer selon les critères fixés par la directive européenne 2006/7/CE.

En 2017, 91 % des sites de baignade ont ainsi été classés d’excellente ou de bonne qualité, résultat stable par rapport aux années 2016 et 2015 (91 %).

Pour aller encore plus loin, en 2009, à l’initiative de l'Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL) et de l'Association Nationale des Maires des Stations Classées et des Communes Touristiques (ANMSCCT, aujourd'hui dénommée association  nationale des élus des territoires touristiques - ANETT) et avec l’appui des ministères en charge de l’Ecologie (celui-ci étant copropriétaire du label) ), de la Santé, de l’Intérieur et du Tourisme, un processus de certification volontaire « Démarche qualité des Eaux de baignade » a été mis en place pour garantir aux baigneurs une eau de baignade de bonne qualité et anticiper d’éventuelles évolutions de la réglementation.

Cette certification, fondée sur un référentiel plus exigeant que la directive 2006/7/CE, s’adresse aux collectivités (communes et leurs groupements) ou aux gestionnaires privés (plages d'eau douce privées)  qui ont sous leur responsabilité une zone de baignade ouverte au public. Quatre principales exigences caractérisent cette certification :

  • la définition d'un «profil de plage» avec l'identification de l'ensemble des facteurs possibles de classement (maîtrise des rejets d'eau fluviale, réseaux d'assainissement, pollutions d'origine agricole ou industrielle) ;
  • l'abaissement des seuils de tolérance des facteurs microbiologiques, comprenant notamment le durcissement des normes sur les Escherichia coli ;
  • l'actualisation des analyses et le renforcement du suivi de la qualité. Les études portent sur l'année en cours et le classement intègre les données des quatre dernières années. De plus, la certification se renouvelle tous les trois ans, avec l'obligation d'un audit annuel ;
  • le dispositif de transparence et d'information auprès du public, avec une communication quotidienne des résultats d'analyse de la qualité des eaux (affichage sur le site de baignade). Les responsables des plages certifiées s’engagent ainsi à mettre en place une auto-surveillance des eaux de baignade pendant la saison permettant d’avoir, 7 jours sur 7, la connaissance rapide de la qualité de l’eau et d’en informer les baigneurs.

En 2014, un groupe de travail portant sur la réalisation d’un panneau d’affichage sur la qualité sanitaire des eaux de baignade, placé sous l’égide du ministère de la Santé a mené un travail pour homogénéiser les modalités d’information du public relatives à la qualité des eaux de baignade sur l’ensemble du territoire national.


© SerrNovik / Getty images

 

 

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