Écouter la page
 

Les métiers de demain

L'industrie du Futur est un concept générique qui s'inscrit dans une prise de conscience générale de l'importance de l'industrie manufacturière dans la richesse nationale. Cette réflexion est destinée à conserver et développer en France et donc en Europe, une activé inudstrielle forte, innovante, exportatrice, génératrice de richesse et créatrice d'emplois.

L'Industrie du Futur est une réponse à plusieurs transitions simltanées : énergétique, écologique, numérique, organisationnelle et sociétale. Chacune de ces transitons fait appel à de nombreuses nouvelles technologies ou mode d'organisation arrivant à maturité en cours de développement ou à concevoir.

L'iondustrie doit se réconcilier avec la société et s'insérer harmonieusement dans son écosystème. Elle doit réduire ses nuisances pour permettre son implantation au plus près du coeur des villes et ainsi limiter les nécessités de trasnsports des collaborateurs.

De nouvelle compétences professionnelles seront nécessaires. De nouveaux métiers émergent et continueront d'émerger (exemples : technicien robotique, ingénieur virtualisation, responsable Gestion Prévisionnelle des Compétences (GPEC) et talents (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences...).

Dans un système de production fondé sur des technologies avancées, les ressources humaines doivent former en permanence pour que les compétences puissent s'adapter rapidement aux évolutions techniques. L'homme aura besoin de s'adapter, de travailler sur lui-même, pour être efficace dans ce nouveau contexte. Il est donc essentiel de bien identifier les ressources à mobiliser dans l'organisation du travail et la formation pour développer des compétences. De même, la capitalisation des compétences, la mise en place de processus collaboratifs, intuitifs et performants, l'e-apprentissage intuitif, l'auto-formation sont indispensables pour disposer des ressources humaines nécessaires.

Il est indispensable d'améliorer l'image de l'entreprise en donnant une vision attractive pour les jeunes générations de l'Industrie du Futur. Le devenir des systèmes industriels et des systèmes de production, qui n'a été abordé, dans les années précédentes, que par le décompte des emplois supprimés et des fermetures d'usines, redevient un enjeu de développement des sociétés françaises et européenne. Une des ambitions politiques majeures du plan "Usine du Futur" est de conserver et développer une activité industrielle forte, innovante, exportatrice , créatrice de richesse et génératrice d'emplois.

L'Usine du futur est construite autour de l'homme et de ses savoir-faire

Elle privilégie le bien-être des salariés, l'évolution des compétences et leur collaboration au projet de l'entreprise. Elle doit attirer les talents et capitaliser les expertises dont elle a besoin pour son développement et faire fructifier son "Capital Humain". Son organisation permet de cultiver l'efficacité et la créativité de ses salariés, qui sont d'ailleurs incités à développer en continu leurs talents et capacités. L'allégement de certaines tâches offre l'opportunité pour les salariés de mieux utiliser leurs intelligences individuelles et collectivesà traiter des informations de nature stratégique.

Les machines du futur devront de plus en plus interagir et coopérer avec l'opérateur.

Les robots seront collaboratifs voir venir en démultiplicateur de la force humaine comme c'est le cas avec la cobotique et les exosquelettes.

Les secteurs qui recrutent

Les besoins en compétences numériques boostent les recrutements dans tous les secteurs. La concurrence entre grands groupes et entreprises du numérique est plus féroce que jamais. Sous l’effet de la numérisation des secteurs qui ne recrutaient presque plus depuis plusieurs années se réveillent et affichent soudainement un appétit pour du sang neuf.

C’est le cas de l’automobile. Pas celui des deux grands constructeurs français qui après avoir beaucoup restructuré, embauchent peu sinon des intérimaires. En revanche chez les équipementiers, beaucoup de métiers sont portés par l’innovation. Des recrutements sont nécessaires dans le domaine des objets connectés, de l’informatique embarqué, de l’amélioration du confort.

Des métiers bousculés par la transformation digitale

Moins attendue, la cosmétique recrute aussi des profils numériques. L’Oréal recherche des développeurs pour de petits outils qui permettent de flasher la peau d’une cliente afin de l’analyser ou de visionner son visage maquillé. Le groupe recrute des électroniciens et des informaticiens. Le secteur médical est  quant à lui porté par le développement des biotechs, qui recherchent des profils très techniques.

Même la SNCF qui annonce 5400 recrutements en 2016 voit ses métiers bousculés par la transformation digitale.

Cadres et ingénieurs de l’industrie, expérimentés ou jeunes diplômés (en génie civil, en mécanique et en électronique, des électriciens et des chaudronniers) n’ont pas trop de souci à se faire. L’économie affiche un déficit d’ingénieurs.

Certains secteurs sont plus porteurs : l’aéronautique, les bureaux d’études, l’automobile, le luxe et les équipements électriques et électroniques.

Très clairement, les plus demandées sont les fonctions de R&D études ou liées à l’innovation, un terrain sur lequel l’industrie se bat et qui est très peu délocalisé.

Une population vieillissante à remplacer

Une partie des recrutements de l’industrie s’explique par le remplacement des départs à la retraite. De nombreux salariés doivent donc être remplacés, dans la métallurgie, mais aussi dans l’agroalimentaire. Un secteur qui, selon les statistiques de Pôle Emploi, est le plus gros recruteur de l’industrie, mais propose surtout des emplois saisonniers.

L’industrie en quête de compétences numériques et techniques

L’industrie renouvelle ses équipes avant tout pour développer son business. Les entreprises profitent donc du départ à la retraite de nombreux salariés pour les remplacer par des compétences scientifiques et technologiques, notamment numériques, qui leur permettent d’innover et de conquérir des marchés.

Source : L’Usine Nouvelle n°3451 Semaine du 14 au 20 janvier 2016

 

 

 

Les chroniques de Skyrock

Réalité virtuelle : Marie Alligier, co-fondatrice et Co-dirigeante de l'agence Myoken

 

Impression 3D : Vivien Roussel, fablabmanager du fablab

 

Robotique : Guillaume Pradels, de l’entreprise ABB France