Accueil du portailSEMAINE-INDUSTRIE › Le décrochage de l’industrie française ?
Mouvement des « gilets jaunes » : accompagnement des entreprises
Mouvement des « gilets jaunes » : accompagnement des entreprises
Voir les mesures d’accompagnement mobilisables par les entreprises; la boite mel dédiée mise à votre disposition, les pages locales des DI(R)ECCTE...
En savoir plus

 

Écouter la page
 

Le décrochage de l’industrie française ? - 14/01/2014

Le texte ci-dessous est extrait d'un ouvrage publié à La documentation Française.
Il est la suite du premier extrait paru sur le site « Mais qu’est-ce au juste que l’industrie aujourd'hui ? » issu du même ouvrage. A suivre, l'extrait « Que peuvent faire les industriels ? »

 

« […] La diminution du poids de l’industrie dans le PIB ou dans la population active n’était pas en soi un indicateur de déclin industriel pour plusieurs raisons. […]

Un indicateur plus pertinent pour mesurer le déclin industriel est la balance commerciale de l’industrie, à savoir la différence entre ses importations et ses exportations : produisons-nous autant, en valeur, que ce que nous consommons ?

La France consomme plus qu’elle ne produit

Avoir une balance commerciale déficitaire signifie que l’on s’endette. En effet, puisque la valeur de ce que nous achetons à l’étranger est supérieure à celle de ce que nous vendons, il faut emprunter pour régler la différence. C’est possible. Cela peut même durer un certain temps, mais pas indéfiniment.

Avoir une balance industrielle déficitaire signifie qu’on consomme plus de biens manufacturés qu’on n’en produit. Ce n’est pas forcément grave si les autres postes de la balance des paiements compensent celui-là.

Chaque pays a intérêt à se spécialiser dans le domaine où ses « avantages comparatifs » sont les plus importants. Ainsi, la France fabrique des produits à fort contenu technologique comme les avions, que l’on exporte, tandis que des pays à bas salaires nous vendent des survêtements à des prix imbattables. Certains secteurs ont donc un solde positif, comme l’industrie agroalimentaire, la fabrication de matériel de transport (regroupant l’aéronautique, le ferroviaire et l’automobile), la chimie, la pharmacie ou le commerce. D’autres ont un solde très négatif : énergie et matières premières, bien sûr, mais aussi informatique et matériel électronique, et la plupart des autres secteurs industriels. Mais, depuis 2005, les secteurs qui exportent ne compensent plus le déficit de ceux qui importent.

Notre balance commerciale hors énergie est ainsi passée d’un solde positif de 25 milliards d’euros en 2002 à un déficit de 25 milliards d’euros en 2011. Dans le même temps, la facture énergétique nette de la France passait de 22 à 46 milliards d’euros, du fait du renchérissement du pétrole et du gaz.

De plus, d’après le rapport Gallois, Pacte pour la compétitivité de l’industrie française, de novembre 2012, la production de l’industrie manufacturière estimée en volume (c’est-à-dire en annulant les effets de l’inflation sur les prix) est à peu près la même qu’en 1998, tandis que notre consommation a augmenté de 50 %.

Selon l’indicateur de la balance commerciale, il est donc clair que l’industrie française décroche. »

Retour accueil

 

 

 

Extrait de l'ouvrage :
L'industrie française décroche-t-elle ?
La documentation Française

Couverture de l'ouvrage : L'industrie française décroche-t-elle ? - La documentation Française

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pacte national pour la croissance

Le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi, c'est 35 mesures articulées autour de 8 leviers de compétitivité
ma-competitivite.gouv.fr

 

 

 

Connaissez-vous La page Facebook de la DGE ?

Pour suivre toute l'actualité, cliquez sur le bouton « J'aime »