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Un contexte international favorable

voitureEn progression constante pour la septième année consécutive, le marché automobile mondial a atteint 93,86 millions de véhicule en 2016 (+4,6% par rapport à 2015). Le marché automobile mondial est structuré en grande plaques continentales, avec de grands marchés matures (Europe, Amérique du Nord) et des marchés émergents plus volatils (Chine, Russie, Amérique du Sud, ASEAN, Afrique). Pour autant, ce marché affiche des disparités « régionales » fortes.
Les principaux marchés Chine (+13,7% de croissance sur un an ; 28,03 millions d’unités en 2016), Etats-Unis (+0,1% ; 17,87 millions d’unités) et Europe (+6,8% ; 17,57 millions d’unités) sont en croissance.
 
Les marchés japonais (-1,5% ; 4,97 millions d’unités), russe (-2,5% ; 1,4 million d’unités) et brésilien -20,2% ; 2,1 millions d’unités), également conséquents, ont connu des déconvenues en 2016.
 
Au sein des marchés émergents, l’Inde a enregistré une deuxième année de croissance (+7,1% ; 3,67 millions d’unités), le Mexique a enregistré l’une des plus fortes croissances en 2016 (+18,6% ; 1,65 millions d’unités). Enfin, depuis la levée des sanctions économiques, l’Iran a renoué avec la croissance de son marché automobile (+18,5% ; 1,45 millions d’unités).

La filière industrielle automobile française

La filière industrielle automobile française dépend principalement du marché européen, avec une dépendance notable, mais loin d’être exclusive, au marché automobile français. Après être tombé à  16 millions d’unités en 2009, le marché automobile européen (EU à 28 + EFTA) est depuis progressivement remonté à 17,6 millions d’unités en 2016, légèrement en deçà de son niveau d’avant crise (18,9 millions d’unités en 2007). Néanmoins, le marché européen est mature et son potentiel de croissance est limité.

La France est le troisième marché de la zone européenne avec une part de marché (PdM) de 26% derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni. Toutefois, le marché européen demeure le premier marché des constructeurs français (L’EU représentait en 2016, 56,7% des ventes mondiales de Renault et 60,5% de celles de PSA).

Néanmoins, depuis 2007, la production en France de ces constructeurs a fortement diminué, et certains de leurs véhicules de très fort volume (Clio, 208, C3) sont désormais très majoritairement importés.

De fait, la production mondiale des constructeurs français s’est élevée en 2016 à 6,664 millions d’unités en progression de 10,8% sur un an (+23,3% par rapport à 2000). Les constructeurs français participent ainsi à 7,3% à la production mondiale de véhicules légers. Durant la même période la part de la production des constructeurs français réalisées en France n’a cessé de baisser, passant de 3,137 millions d’unités en 2000 à 1,8 million d’unités en 2016, malgré une légère amélioration ces trois dernières années (+4,6% entre 2015 et 2016).

Dans ce contexte, la balance commerciale automobile de la France continue de se détériorer : négative depuis 2007, elle s’est encore dégradée en 2016, passant d’un solde négatif de –6,5 G€ fin 2015 (+2 G€ en 2007) à -9,5 G€ fin 2016, soit une chute de près de 50% sur un an.

  • Les exportations ont progressé de 3,8% en 2016 à 44,2 G€ contre 42,5 G€ en 2015.Elles représentent 10 % des exportations de la France en biens et équipements ;
  • Les importations ont cru plus vite que les exportations (+9,7 % sur un an), passant de 49 G€ en 2015 à 53,7 G€ en 2016, soit 10,6 % des importations de la France en biens et équipements.

Le déficit de la balance commerciale représente 14,7 % du déficit des échanges commerciaux de la France en biens et équipements. Le taux de couverture pour la branche automobile a perdu 4,8 points passant de 86,8% en 2015 à 82,2% en 2016. Il était de 104,1 % en 2007.

 

 

 

 

 

 

L'industrie automobile dans 20 ans



Mai 2014 - Quelle industrie automobile pour la France dans 20 ans ?

Coordonné par Emmanuel Sartorius,
Ingénieur général des mines (Conseil général de l’Économie – CGE)

 

Les annales des mines - Réalités industrielles

Automobile : la robotique au service d'un poste d'ébavurage de carters moteur

Nouveaux enjeux de la filière automobile française

Après de trop longues années de crise, un léger vent d’optimisme souffle enfin sur notre industrie automobile.

Après 10 années de recul, la production d’automobiles en France repart en effet à la hausse. Nous le devons en partie à l’engagement responsable des partenaires sociaux dans la voie de la compétitivité et à l’action menée par nos constructeurs. C’est un bon exemple de ce que les solutions aux problèmes de la France sont d’abord françaises : aidons-nous nousmêmes, avant de réclamer des solutions venues d’ailleurs.

Le contrat de filière , présenté le 19 octobre 2012, est centré sur 4 enjeux majeurs : dégager une vision commune à la filière pour anticiper, innovation, solidarité de filière, internationalisation des fournisseurs.

Le plan de soutien à la filière automobile

Les priorités du gouvernement pour la filière automobile sont marquées par trois préoccupations majeures :

  • les exigences de la réglementation doivent permettre de renforcer progressivement la lutte contre l’effet de serre et d’améliorer la qualité de l’air ;
  • la préparation de l’avenir passe par l’innovation dans les domaines du véhicule écologique, connecté et autonome ;
  • les entreprises de la filière automobile doivent être compétitives dans un marché mondialisé

Les chiffres clés automobile

L’industrie automobile française en quelques chiffres :

  • 216 000 personnes : nombre de personnes employées dans l’industrie automobile en 2016 au sens strict (constructeurs + équipementiers), soit 7% de l’emploi salarié de l’ensemble de l’industrie.
  • 1 720 entreprises : nombre d’entreprises de plus de 20 salariés de la filière (constructeurs + équipementiers)
  • 190 milliards d’euros de CA  en 2016 dont près de 60% exporté, soit 18% du total des revenus de l’industrie manufacturière française
 

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