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Industrie

L'industrie textile

Dans le langage commun, industrie textile et industrie de l’habillement ou de la mode ne font souvent qu’un. Mais la filière se décompose pourtant en deux parties (textile-partie amont et habillement- partie aval) qui correspondent à des métiers très différents dont les traductions industrielles sont aujourd’hui très dissemblables.

L’industrie textile française (partie amont de la filière) regroupe à l’heure actuelle environ 2150 entreprises (dont 850 de plus de 10 salariés) qui emploient 60351 personnes. En 2017, après 40 années de décroissance, le nombre de salariés a progressé de 3,6%. Cette progression a concerné sept des douze régions d’emplois textiles et notamment les cinq premières en termes d’effectifs (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Grand-Est, Ile de France et Occitanie). Une forte de demande de recrutements persiste pour ce secteur, liée aux départs en retraite et à des pénuries de main d’oeuvre (production notamment) dans toutes les régions.

Son chiffre d’affaires 2017 s’est établi à environ 13,4 Mds€ (+ 1,8% par rapport à 2016) dont 7,8 Mds€ générés par les textiles techniques avec 27 000 salariés.

Son renouveau est ainsi amorcé par la diversification de PME historiques vers les textiles techniques et le développement de fibres nouvelles : tissus biosourcés, fibres intelligentes captant l’énergie ou recueillant des données physiologiques, vêtements aux vertus curatives ou à mémoire de forme, ... Elle a à son actif un réseau d’entreprises innovantes et performantes : Tenthorey (tissage de coton), Texinov (géotextiles), Thuasne (dispositifs médicaux)Kermel (textiles non-feu), Les Tissages de Charlieu (recyclage et nouveau modèle organisationnel d’entreprise …) épaulé par des laboratoires de recherche de pointe (Université Claude Bernard de Lyon…), des écoles d’ingénieurs reconnues (ENSAIT), des structures de diffusion et plateformes technologiques comme l’Institut Français du Textile et de l’Habillement (CTI de la filière) ou le Centre Européen des Textiles Innovants. La France dispose également d’atouts importants : qualification des personnels, maîtrise des matériaux, incorporation des avancées technologiques. Autant d’avantages essentiels pour élaborer et commercialiser les textiles du futur, en France comme à l’international. 

L’Etat a apporté au secteur un soutien qui ne s’est pas démenti depuis 10 ans avec notamment la mise en place des pôles de compétitivité textiles, Techtera en Auvergne-Rhône-Alpes, Up-Tex en Hauts de France et Fibres-Grand’Est (à présent rapproché du pôle Energivie) et le financement de près de 60 projets de R&D (via les appels à projets réguliers du FUI) pour un montant total de co-financements Etat-Collectivités locales de près de 80 millions d’euros.

La filière doit aujourd’hui répondre à  trois mutations profondes de l’économie mondiale et met en avant trois axes stratégiques :

  • Réussir la transition écologique en maîtrisant et diffusant l’usage de fibres textiles biosourcées et recyclables ;
  • Exploiter les opportunités offertes par les révolutions numériques et nanotechnologiques grâce aux textiles intelligents et innovants ;
  • Développer l'usine textile du futur, grâce aux nouvelles technologies d’ennoblissement et d’assemblage/confection et à une utilisation optimale des outils digitaux.

Ces évolutions ont justifié que parmi les 34 plans industriels stratégiques de la Nouvelle France Industrielle s’organise un plan industriel particulier intitulé «Textiles techniques et intelligents» et qu’un appel à projets doté de 20 M€ soit en lancé en 2014 dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir. Cet appel à projet a connu des retours très prometteurs de la part des industriels. 7 projets  ont été ainsi soutenus dont pour exemple les projets suivants :

  • TEXIMED : Textiles innovants pour dispositifs médicaux assiette : 4,4 M€ / aide : 1,982 M€
  • LIGHTEX : Première usine dédiée  aux smart textiles avec la technologie lightex (tissu de fibres optiques lumineux) assiette : 5,02 M€ / aide : 1,343 M€
  • AUTONOTEX : Autonomie énergétique des textiles connectés assiette : 8,2M € / aide : 7,130 M€
  • TRAMPLIN : Maitrise des procédés pour des  pièces composites  incorporant des fibres de lin : assiette : 6,37M€ / aide : 4,182 M€

La DGE a aussi contribué à la création du label « France Terre textile » qui a été lancé officiellement le 13 octobre 2016 et qui se veut ainsi une alternative à la simple mention « made in France », en garantissant au consommateur de manière plus fiable et lisible l’origine du produit. Plus de 60 entreprises (employant 5000 personnes) ont été labellisées à ce jour  et les syndicats textile, initiateurs du label (syndicat textile de l’est, UIT, UIT nord, Unitex) espèrent toucher l’ensemble de la filière textile française.

 

 

Acteurs

L'union des industries textiles (UIT)

L'UIT représente la majorité des 2 300 entreprises textiles actives en France et dont les spécialités sont multiples : coton-laine, lin, filterie, corderie et filets, maille, soierie, dentelles et broderies, textiles artificiels et synthétiques, ennoblissement...

 

 

 

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