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Les industries graphiques

Les industries graphiques (entreprises de prépresse, imprimeries de labeur et façonniers), représentent aujourd’hui environ 3500 entreprises, 45000 emplois et un chiffre d’affaires de 6 Mds €. Depuis une décennie, dans un contexte de mutations des modes de communication et d’internationalisation de la concurrence, la filière perd régulièrement ses entreprises et ses emplois, ce qui conduit à la disparition du territoire de savoir-faire essentiels. Parallèlement, de nouveaux acteurs arrivent sur les marchés de l’impression et en bouleversent les modèles économiques (plates-formes éditoriales, centres d’impression à la demande chez les éditeurs ou les grands opérateurs de la vente à distance).

Néanmoins, si globalement les volumes imprimés sont en baisse, en particulier pour la publicité, les documents administratifs et la presse, on constate un grand dynamisme sur les marchés de l’emballage et de la PLV et un début de relocalisation sur ceux du livre et du magazine, en raison de la baisse des tirages moyens et des objectifs d’optimisation logistique des donneurs d’ordres. Le développement des technologies d’impression numérique fait également émerger de nouveaux marchés comme celui du grand format, de l’impression électronique et de l’impression 3 D, qui ouvrent des perspectives de diversification aux acteurs de la chaîne graphique.

Dans ce contexte, la DGE, anime depuis 2006 une structure de concertation avec les professionnels de la filière (éditeurs, imprimeurs, façonniers, fournisseurs, centres de ressources et de formation), le « Réseau Filière Graphique », au sein duquel ont été déjà élaborés et lancés plusieurs plans d’action qui s’articulent autour de trois axes :

La veille stratégique

En novembre 2007, la DGE a organisé un colloque « L’imprimé, un média du futur ». Celui-ci a réuni un peu plus de 300 participants dont 200 industriels et a permis de faire émerger une vision commune des forces, faiblesses et défis que les industriels de la chaîne doivent relever pour s’adapter aux mutations de leur environnement.

En 2011 la DGE a piloté une étude sur le différentiel de compétitivité entre les industries graphiques françaises et leurs concurrents européens, afin de mieux appréhender les raisons de la faiblesse des exportations françaises d’imprimés. Cette étude fait encore aujourd’hui référence dans la profession.

En 2015 elle a publié une étude réalisée en partenariat avec l’Union des industries de l’impression et de la communication (UNIIC), sur l’avenir de la filière d’impression des livres en France. Sur la base de ce travail, les professionnels se sont mobilisés pour optimiser la chaîne de production de livres et relocaliser la production de certains ouvrages complexes.

Le développement des savoir-faire

Dans ce cadre, la DGE a contribué à la réalisation de trois guides pratiques à l’attention des professionnels :

  • le « Recueil des attentes et des besoins des acheteurs d’imprimés » destiné à sensibiliser les industriels de la chaîne graphique aux mutations des marchés et aux nouvelles attentes des acheteurs d’imprimés ;
  • le guide de l’acheteur public de documents imprimés, pour informer les acheteurs et les industriels de la chaîne graphique des contraintes et obligations de chacun dans le processus de commande publique de produits imprimés ;
  • le guide de la colorimétrie en vue de permettre à des imprimeurs d’atteindre le niveau de conformité exigé pour obtenir la certification aux normes internationales de colorimétrie ISO 12647.                

Elle a également conduit quatre actions collectives sur les thèmes de l’exportation, dont la finalité était de d’accompagner 15 industriels dans leur projet export, de l’environnement, de la colorimétrie à partir du guide sur la norme ISO 12647, et du financement, afin d’améliorer les capacités de gestion des dirigeants d’imprimeries, de les aider à planifier leur développement et faciliter leurs recherches de financement.

La structuration de la filière

A ce titre, en 2009, 2010 et 2011, en lien avec le ministère de l’Education nationale, la DGE a participé à l’organisation de « Journées Portes Ouvertes » dans les imprimeries du Nord-Pas-de-Calais, de l’Ile-de France, d’Auvergne, de la Bretagne, du Centre et des Pays de la Loire lors de la semaine de l’industrie) pour sensibiliser les collégiens aux métiers de la filière et y attirer de nouveaux talents.

Elle a soutenu des opérations de regroupement d’entreprises, les Pôles de productivité graphiques, destinés à mutualiser les ressources d’opérateurs locaux pour leur permettre de mieux répondre aux appels d'offres. Trois pôles ont été ainsi créés en Nord-Pas-de-Calais, dans le Centre et en Poitou-Charentes.

Elle a financé la création de la marque collective « Imprim’Luxe » qui référence des imprimeurs adressant les marchés du luxe (ouvrages d’art, imprimés de communication, packaging, affiches…) grâce à des savoir-faire d’exception.

Enfin, elle a lancé et accompagné l’action « INIGraph » destinée à favoriser le décloisonnement des filières des imprimerie de la presse et du labeur en incitant ces derniers à se positionner sur les marchés locaux de la presse quotidienne et hebdomadaire grâce aux presses numériques qui permettent de réaliser des courts tirages et des éditions de journaux personnalisées.

Au total, entre 2008 et 2015 le service de l’industrie de la DGE a ainsi consacré plus de 1,2 M€ au soutien des industries graphiques, dont 270 K€ en études et 950 K€ en actions collectives.

Enfin, en 2016, la DGE a parrainé le concours du 60ème cadrat d’Or, qui récompense des entreprises ayant réalisé des produits imprimés d’exception et organisé sur Bercy en octobre une exposition montrant à la fois l’excellence et la modernité des industries graphiques f

 

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