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FAQ appel à projets « Aide au développement des ateliers de fabrication numérique »

Quel était l’objectif de l’appel à projets lancé par la DGCIS en 2013 ?

L’émergence d’ateliers de fabrication numérique, souvent appelés « fablabs » (contraction de fabrication laboratory), sur tout le territoire, portés par une grande variété d’acteurs (associations, entreprises, collectivités, universités, etc.), est un levier de diffusion de l’innovation et de développement économique. Ces ateliers permettent en effet d’apprendre, de concevoir et de produire des objets industriels (imprimante 3D, découpe laser, etc.) et/ou informatiques (carte programmables type Arduino, modélisation, etc.). La composante numérique y est très présente, que ce soit par la modélisation et la programmation ou par les facultés de partage entre pairs et de travail collaboratif au sein d’une communauté d’acteurs. Plus généralement, cette dynamique s’inscrit dans la dynamique dite des « makers », acteurs de l’innovation attachés à la production d’objets, dans la logique des entreprises innovantes du numérique (prototypage rapide, essai/erreur, etc.).

En illustration du souhait du gouvernement de soutenir cette dynamique, le séminaire du gouvernement sur le numérique s’est tenu le 28 février 2013 dans un fablab créé moins d’un an auparavant, le FacLab de l’Université de Cergy-Pontoise à Gennevilliers.

Le ministère du redressement productif a souhaité explorer les possibilités offertes par les ateliers de fabrication numérique au bénéfice du tissu industriel et économique de l’ensemble du territoire et accompagner les acteurs qui recherchent un modèle économique pérenne pour ces ateliers.

L’appel à projets avait ainsi pour objectif de tester différents modèles de développement et de services afin de disposer, d’ici à deux ans, d’une vision plus précise sur le rôle que peuvent jouer ces lieux en matière de développement économique.

En parallèle de cette initiative, l’Etat met en place et réfléchit à d’autres modalités de soutien aux fablabs. Le programme French Tech prévoit ainsi, dans le cahier des charges des « métropoles French Tech » l’existence d’un fablab sur chaque territoire candidat. Par ailleurs, la Délégation aux usages de l’internet a engagé une évolution des Espaces publics numériques vers de nouveaux lieux d’inclusion et d’éducation numérique, dont des fablabs, grâce notamment à un programme de déploiement de 2000 emplois d’avenir en EPN.

Enfin, le 26 février dernier, le Premier ministre a demandé à la ministre chargée de l’économie numérique de préparer un plan pour continuer à soutenir la dynamique des fablabs d’ici le mois de juin 2014.

L’appel à projets s’inscrit donc dans un ensemble plus large d’actions de soutien aux fablabs, qui reconnaît la diversité de leur dynamique.

Comment s’est déroulé l’appel à projets ?

L’appel à projets a été lancé le 25 juin 2013 et clos le 13 septembre 2013, avec pour objectif de retenir une dizaine de projets répondant aux critères préalablement définis.

Malgré la période estivale, 154 projets ont été déposés en provenance de 23 régions dont 70% en dehors de l’Ile-de-France.

Quels sont les projets sélectionnés suite à l’appel à projets de 2013 ?

Au regard du nombre et de la qualité des projets déposés, il a été décidé d’augmenter l’enveloppe allouée à cet appel à projets pour sélectionner finalement 14 projets.

Les 14 projets sélectionnés reflètent la recherche d’un équilibre au niveau de la localisation géographique des projets (régions concernées, zone urbaine ou rurale), du type du porteur de projet (entreprise, association, université, collectivité, …), de la thématique phare (design, mécanique, …) ou encore de l’articulation entre développement projets existants et nouveaux projets.

Ils sont listés ci-dessous, avec une courte description.

Artilect - Toulouse Fablab pro

Porteur : Association Artilect

Principaux partenaires : Toulouse Métropole, Airbus, Science Animation, Mêlée Numérique (La Cantine Toulouse), Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur Toulouse, La Serre, Cluster Robotique.

Point marquants : L’association Artilect est un des premiers fablabs créés en France, en 2009. Il comprend 750m² de locaux, 240 membres actifs, et dispose d’une visibilité au sein de la communauté internationale, grâce à l’organisation de la Fablab Toulouse Conférence, un événement annuel réunissant plus de 10 pays.

Le projet a pour objectif une extension de l’offre de service actuellement proposée, résolument tournée vers les professionnels grâce à un équipement en machines plus performantes, un renforcement des partenariats et réseaux avec les entreprises, et l’accroissement des moyens humains.

Labfab Rennes Métropole

Porteur : Association BUG

Principaux partenaires : Rennes Métropole et Ville de Rennes, EESAB Rennes Bretagne, Télécom Bretagne – incubateur, Chambre de commerce et d’industrie de Rennes, Espaces publics numériques, La cantine numérique rennaise, La petite Reine.

Point marquants : L’association BUG a été créée en 1995, son cœur d’activité cible le multimédia et internet, dans un objectif de lien social. Elle a ouvert un fablab en mai 2012.

Le projet se distingue par son concept de « Fablab étendu », qui vise à prolonger le concept de fablab déjà présent sur le territoire et à développer un projet global de territoire mis en réseau autour de la fabrication numérique, tant dans ses aspects économiques, techniques, intellectuels, sociaux.

Ecolab Côte d’Azur

Porteur : Entreprise Tradmatik

Principaux partenaires : Digital Lab, The Sustainable Design School.

Point marquants : Le projet est porté par la société Tradmatik, une PME qui exerce une activité de conseil en design industriel, et de fabrication semi-industrielle. En ce sens, elle s’est équipée d’un centre d’usinage à contrôle numérique depuis plus de deux ans, et possède une expérience de la fabrication numérique.

L’entreprise, en coopération avec ses partenaires, veut mettre à profit ses machines et son savoir-faire pour monter dans ses locaux un fablab à visée professionnelle, qui sera complété par un fablab à destination du grand public au Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation Nice Côte d’Azur.

Le Fabmake

Porteur : IRT Jules Verne

Principaux partenaires : Pôle de Compétitivité EMC2, Groupement Technocampus.

Point marquants : Le projet possède un ancrage au niveau du monde de la recherche puisqu’il est porté par l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Jules Verne, qui regroupe 37 membres industriels, académiques et PME, et est un centre de recherche mutualisé dont l’ambition est de devenir une référence mondiale dans le domaine des Technologies Avancées de Production, pour les structures Composites, Métalliques et Hybrides, au service de l’industrie française.

Le projet vise la création d’un atelier de fabrication numérique de 300 m², réunissant plus de 20 postes de travail, à Bouguenais, près de Nantes, au sein de la Plateforme Technocampus EMC².

L’Usine

Porteur : Entreprise Usine IO

Principaux partenaires : Paris Région Innovation Lab (PRIL), KissKiss BankBank, The Family, NoDesign, Faber Novel, Printabit, Renault, SNECMA, Alcatel-Lucent, Dassault Système.

Point marquants : Le projet vise la création d’un lieu de 1500m² à Paris entièrement dédié à la fabrication numérique. Le porteur, Usine IO, est une entreprise qui s’est créée afin de porter ce projet de fablab. Le modèle visé met l’accent sur la qualité de service rendu, et la capacité de valoriser commercialement à grande échelle les prestations offertes.

MancheLab

Porteur : Syndicat mixte Manche Numérique

Principaux partenaires : Chambre de Commerce et de l’Industrie, Novimage, ClubTIC, Zones Numériques Multiservices, Pôle TES, Novea, IUT, Laboratoire GREYC, Relais de Sciences, CDDP, Espaces Publics Numériques, ADEME, Usine Utopik, Galerie Le Radar, FabLab 53.

Point marquants : Le projet est porté par une collectivité territoriale, le Syndicat mixte Manche Numérique, qui exerce la double compétence d’aménagement numérique du territoire et d’assistance informatique auprès des collectivités membres. Le projet prend place dans un territoire rural, et fait le pari de la mobilité pour toucher plus de monde, puisqu’il repose sur une caravane, en tant que moyen de transport et de stockage des matériels, mais aussi en tant que lieu d’accueil du public.

POBLAB

Porteur : Entreprise PobRun

Principaux partenaires : Mairie de Brioude, Communauté de Communes de Vic-sur-Cère, Wild Custom, Imago, Nexxpix.

Point marquants : Le projet est porté par PobRun, une PME de services en ingénierie informatique d’Auvergne, qui a des contacts avec les très petites entreprises locales, et les établissements d’enseignement. Le projet a la particularité de se situer dans un milieu rural, et de se baser sur deux sites complémentaires, l’un à Brioude, plus spécialisé sur l’impression 3D, et l’autre à Vic-sur-Cère, plutôt dédié à l’électronique.

Fablab Calais

Porteur : Association DojoChannel Club

Principaux partenaires : Vivendi, SNCF développement, Chambre de Commerce et d’Industrie Côte d’Opale, Université du Littoral Côte d’Opale et Ecole d’Ingénieurs du Littoral Côte d’Opale, Centre de formation CUEEP, Conseil Général du Pas-de-Calais, Communauté d’Agglomération du Calaisis, Pôles de compétitivité UPTEX et AQUIMER.

Point marquants : Le projet prévoit la création d’un fablab de 150m² au sein de la pépinière d’entreprises Doret, à Calais. Il se distingue par la mobilisation suscitée localement, au sein de la côte d’Opale, aussi bien au niveau des partenaires techniques, institutionnels, ou futur utilisateurs du fablab.

Fablab Orléans

Porteur : Orléans Val de Loire Technopole

Principaux partenaires : Agglomération Orléans Val de Loire, Région Centre, Conseil général du Loiret, POLYTECH’Orléans, IUT Orléans, CRESITT (CRT Electronique), CETIM (CRT Mécanique), ESAD (école d’art et de design), CCI Loiret, UDEL (MEDEF), LABOMEDIA, CENABUMIX, EMERGENC DESIGN.

Point marquants : Le projet était déjà à l’étude depuis deux ans dans le territoire Orléanais, et l’appel à projets a été l’occasion pour la technopole de le concrétiser. Le projet s’inscrit pleinement dans la stratégie industrielle de la région, en complément de la mise en œuvre d’un nouvel organisme de développement technologique innovant intitulé UDTI et la construction d’une Halle Technologique. Le fablab doit avoir une surface de 150 m², au sein du campus d’Orléans La Source.

ICI Montreuil

Porteur : Société coopérative d'intérêt collectif Made In Montreuil

Principaux partenaires : FaberNovel, Ecole Polytechnique, Uzful.

Point marquants : ICI MONTREUIL est une Usine de Créations de 1 700 m² ouverte depuis janvier 2013 qui aide les « makers » (artistes, artisans, entrepreneurs et Start-ups de la création) à conceptualiser, prototyper, produire, promouvoir et vendre leurs créations. L’ambition du projet, porté par une SCIC, est de créer une filière de production locale qui met l’innovation au cœur du processus de création et de production. Cela passe en particulier par un renforcement des équipes qui accompagnent et forment les « makers ».

zBis

Porteur : Entreprise SC21

Principaux partenaires : Réseau Entreprendre Vendée

Point marquants : Le projet vise la création d’un fablab qui doit s’accroitre graduellement, en commençant avec une surface de 150 m², pour atteindre 800m² dans les deux ans qui suivent. Au-delà de cet objectif de croissance rapide, le projet présente un positionnement particulier puisqu’il souhaite établir un pont entre la fabrication numérique et une forme de tourisme novatrice : un tourisme créatif, sous forme de « master class » et de « workshops » animés par des experts reconnus, qui s’appuie sur les atouts que possède d’ores et déjà le territoire.

Fablab Val de Drôme

Porteur : Entreprise Barthelemy Art

Principaux partenaires : Studio Entreautre, Collectivités locales, Pôle Numérique.

Point marquants : Le porteur, Barthélémy Art, est une entreprise au service des sculpteurs. Elle s’appuie sur le savoir-faire de ses compagnons dans un métier encore très manuel. Elle a obtenu le label «Entreprise du Patrimoine Vivant». Le lieu sera créé à Crest, sur une surface de 200m².

Smart Materials

Porteur : Université de Reims Champagne-Ardenne (Institut de Formation Technique Supérieur - IFTS)

Principaux partenaires : CRITT MDTS, Pôle MATERALIA, Cluster FAB ADD.

Point marquants : En début d’année 2013, l’IFTS, expert dans la fabrication numérique, a créé le FabLab Smart Materials sur le site de Charleville-Mézières, tant à destination des étudiants que des entreprises. Le projet a pour but d’étendre ce fablab. L’environnement scientifique et technologique permettra d’axer son développement sur les matériaux intelligents par la fonctionnalisation des surfaces et par l’implémentation de capteurs ou de circuits imprimés à l’intérieur des produits.

Le Fabclub

Porteur : Entreprise AVRO TECH – Le Fabshop

Principaux partenaires : ENSCI, TechShop

Point marquants : Le projet est porté par une entreprise directement impliquée dans le secteur de l’impression 3D, en tant que fabricant d’imprimantes 3D. Le projet vise la création d’un FabClub, atelier de fabrication digitale de 200 m², réunissant plus de 30 postes de travail, à Paris, sous la coordination du FabShop. Dans cet atelier, seront mises à disposition des machines de fabrication digitale en libre-service, sous l’encadrement de responsables d’atelier. Ce FabClub s’inscrira dans un réseau national animé par le FabShop : les FabClubs, qui collaborent au travers d’ateliers thématiques, de conférences, de modules communs de formation, de projets, de concours entre FabClubs, de modalités communes d’accès.

Comment s’est déroulée la sélection des projets ?

Une décision qui s’appuie sur un jury d’experts

La sélection s’est basée sur une évaluation des dossiers par un jury d’experts issus de différents services de l’Etat, ainsi que d’organisations associatives ou professionnelles. Chaque dossier a ainsi fait l’objet d’une évaluation croisée par au moins deux experts indépendants.

Un comité de pilotage a ensuite été réuni les membres de ce jury d’experts sous la présidence de la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services afin de décider, sur la base des évaluations réalisées, de la liste des projets les plus pertinents à retenir pour un financement.

Une volonté de diversité des projets retenus

Le comité de pilotage a cherché à privilégier la diversité dans la liste des projets retenus afin d’expérimenter différents modèles. Ainsi, la liste des projets retenus reflète cette recherche d’équilibre au niveau de la localisation géographique des projets (régions concernées, zone urbaine ou rurale), le type du porteur de projet (entreprise, association, université, collectivité, …), la thématique phare (design, mécanique, …) ou encore l’articulation entre développement de projets existants et nouveaux projets.

Quels ont été les critères d’évaluation ?

Une évaluation du projet proposé, basée sur le dossier fourni

L’appel à projets « Aide au développement des ateliers de fabrication numérique » visait à identifier un nombre restreint de projets prometteurs, en respectant des critères de diversité (en termes de localisation géographique, typologie des porteurs de projets, thématique, maturité) et non à évaluer l’intérêt de toutes les structures existantes. Ces projets pouvaient soit concerner une création de lieu de fabrication numérique, soit une extension de l’activité existante, dans le cas des structures déjà en place.

Pour des raisons d’égalité de traitement des candidats, l’évaluation a porté exclusivement sur le dossier transmis (éléments techniques et éléments financiers), et non sur une recherche documentaire de l’activité de chaque candidat.

Des critères d’évaluation explicités dans le cahier des charges de l’appel à projets

Les critères d’évaluation qui ont été appliqués par le jury d’experts correspondent à ceux qui ont été explicités dans le cahier des charges de l’appel à projets. Les trois axes d’évaluation étaient:

  • l’intérêt du projet et la qualité des services proposés ;
  • la maturité du dossier présenté, et la capacité du projet à rassembler l’écosystème local ;
  • la crédibilité économique et le potentiel de pérennité du projet.
     

Un focus particulier sur les services aux entreprises

La coloration particulière qu’a voulu porter la DGCIS avec cet appel à projets concerne plus particulièrement la crédibilité économique, et l’offre de services aux entreprises.

Il s’agit d’un aspect qui sort de la conception classique des fablabs, ces derniers mettant souvent l’accent sur la gratuité des services rendus et sur le bénévolat. Il a en effet paru important au ministère du redressement productif de s’intéresser aussi, en parallèle de ces belles dynamiques qu’il faut encourager, à l’impact que peuvent avoir ces lieux d’innovation sur le tissu économique et industriel, et par conséquent de porter une attention particulière aux actions à destination des entreprises, en particulier des PME, au sein des fablabs.

Au-delà, l’objectif est également de favoriser les relations entre les fablabs et le monde de l’entreprise, allant de la start-up en projet à la grande entreprise bien installée sur ses marchés, l’ensemble des entreprises ayant besoin d’innover pour rester compétitives.

Une différenciation de la stricte définition du fablab au sens de la charte du Massachusetts Institute of Technology (MIT)

Enfin, le cahier des charges n’a volontairement pas fait référence à la charte du MIT donnant des critères d’évaluation d’un fablab (le nom lui-même de l’appel à projets parle « d’ateliers de fabrication numérique »). Il s’agissait d’éviter de se restreindre à une catégorie particulière de lieux d’innovation, et de pouvoir adresser d’autres types de lieux répondant à des problématiques similaires d’innovation (makerspaces, lieux ouverts d’innovation, tiers-lieux, cantines, etc.).

L’appel à projets voulait-il contraindre les fablabs à avoir une activité commerciale ? Sera-t-il la seule action de l’Etat pour les fablabs ?

L’appel à projets n’a pas vocation à imposer une vision normative à tous les acteurs français sur ce qu’est ou n’est pas un fablab, dont la diversité des modèles est bien reconnu par le ministère du redressement productif comme étant une richesse pour les territoires.

Il a eu pour vocation de mettre en lumière une catégorie particulière de fablabs qui sont en capacité de devenir financièrement autonomes. Dans le contexte d’un poids croissant de l’activité des fablabs dans le monde, l’Etat pense effectivement que certains fablabs peuvent exister sous forme de structures autonomes et former des acteurs économiques porteurs de dynamisme pour l’économie française. Et c’est bien dans la perspective d’expérimenter les conditions de mise en place de modèles économiques permettant d’assurer l’autonomie financière de tels acteurs qu’a été pensé l’appel à projets.

Cela n’empêche pas à d’autres types de fablabs de coexister, avec des orientations potentiellement différentes, et qui n’ont pas vocation à avoir une activité commerciale. Afin de préserver l’esprit d’ouverture et d’innovation, l’appel à projets a également requis que les lieux sélectionnés soient ouverts à tout public et se soient pas réservés aux seules entreprises.

Par ailleurs, l’Etat met en place et réfléchit à d’autres modalités de soutien aux fablabs sur l’ensemble du territoire. Le programme French Tech prévoit ainsi, dans le cahier des charges des « métropoles French Tech » l’existence d’un fablab sur chaque territoire candidat. Par ailleurs, la Délégation aux usages de l’internet a engagé une évolution des Espaces Publics numériques (EPN) vers de nouveaux lieux d’inclusion et d’éducation numérique, dont des fablabs, grâce notamment à un programme de déploiement de 2000 emplois d’avenir dans les EPN.

Enfin, le 26 février 2014, le Premier Ministre a demandé à la ministre déléguée, chargée des PME, de l’innovation et de l’économie numérique, de préparer un plan pour continuer à soutenir la dynamique des fablabs d’ici le mois de juin 2014.

Comment se passe le financement et le suivi des projets ?

Pour les 14 lauréats sélectionnés, le montant des aides accordées par l’Etat se situe entre 70 000 € et 200 000 €, conformément à ce qui a été prévu dans le cahier des charges de l’appel. Ces aides s’inscrivent dans le cadre du régime communautaire des aides de minimis (Règlement CE n° 1998/2006 du 15 décembre 2006). Une enveloppe totale de 2,2 M€ a été ainsi consacrée à cet appel à projets, qui correspond à près du double de l’enveloppe initialement prévue, afin de mieux prendre en compte le nombre, la qualité et la diversité des projets proposés.

Les conventions passées fin 2013 et début 2014 prévoient une durée maximale de deux ans pour chaque projet.

Il convient de souligner que ces aides seront versées au prorata des dépenses effectivement réalisées et dûment justifiées dans le cadre du projet, à un taux fixé à l’avance en fonction des dépenses prévues pour chacun d’entre eux. Un suivi précis sera effectué par la DGCIS tout au long des projets.

 

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