Accueil du portailSECTEURS-PROFESSIONNELSIndustrieTextile, mode et luxe › Les entreprises et leurs marchés, analyse par filière

Écouter la page
 
Industrie

Les entreprises et leurs marchés, analyse par filière

Par filière, le bilan est le suivant (Sources : FORTHAC, FRANCECLAT, CTC, IFM, Eurostaf, les Échos)  :

  • Mode & Couture : l’industrie textile est une industrie très capitalistique, tandis que les besoins en main d’œuvre sont relativement limités. A l’inverse, l’habillement est très peu capitalistique mais la composante « recherche créative » est très forte dans le haut de gamme et le luxe. Une étude Eurostaf de décembre 2012 indique que la part du prêt-à-porter dans le marché mondial du luxe est de 16,6 %.
  • Cuir (tannerie-mégisserie, maroquinerie, chaussure, ganterie) : le marché du cuir est dominé par les groupes français et italiens. Souvent, le travail du cuir constitue le métier historique de ces groupes, que ce soit dans le domaine de la maroquinerie ou de la chaussure. Aux côtés de ces groupes, figurent également des PME indépendantes très dynamiques positionnées souvent sur des marchés de niche. Une étude Eurostaf de décembre 2012 indique que la part de la chaussure dans le marché mondial du luxe est de 4,7% et celle de la maroquinerie de 12,7 %

    Le nombre d’entreprises françaises est supérieur à 8 000 ; l’effectif de 70 000 emplois,  pour un chiffre d’affaires total de 15 Mds€ (dont 319 M€ cuirs et peaux brutes ; 170 M€ tannerie ; 194 M€ mégisserie ; 880 M€ chaussure ; 1 812 M€ maroquinerie ; 30 M€ ganterie ; 467 M€ autres fabrications et 11 425 M€ pour la distribution spécialisée).
     

    Au niveau international, la France est le 1er producteur mondial de cuir de veau, le 1er producteur mondial de cuirs exotiques, le 2ème exportateur mondial de maroquinerie de valeur, le 2ème marché de consommation de chaussures par habitant (6,5 paires par an et par habitant), le 3ème exportateur mondial de peaux brutes, le 4ème exportateur mondial dans les industries du cuir, tous produits confondus.

  • Bijouterie - joaillerie - orfèvrerie : ce marché se partage entre les principales maisons françaises et italiennes, qui se sont regroupées au sein des groupes mondiaux du luxe et les centaines de fabricants indépendants.
    Le secteur est atomisé puisque le marché mondial est à 90 % le fait d’artisans. En revanche, parmi les marques, le chiffre d’affaires se concentre sur les leaders.

    Les effectifs sont actuellement de 12 000 emplois et le nombre de fabricants de 2 800. La part réalisée à l’exportation est de 55 % environ. Le CA de la production HT est  d’environ 2 Md€, dont 50 % réalisés à l’exportation.
  • Horlogerie : le marché de l’horlogerie est dominé par les acteurs suisses. Les dix principaux acteurs contrôlent aujourd’hui plus de 90 % de l’horlogerie de luxe et comptent pour plus de 50 % de la valeur du marché mondial des montres et 60 % de la production suisse en valeur. Sur les dix plus gros acteurs, deux seulement sont français.

    Une étude d'Eurostaf de décembre 2012 montre que la part de la joaillerie et de l'horlogerie dans le marché mondial du luxe est de 14,8 %.

    Le nombre de fabricants d’horlogerie est d’une centaine, pour un effectif de 5 000 environ et pour un chiffre d’affaires supérieur à 200 M€.
  • Lunetterie : L’activité de lunetterie se caractérise par une très forte concentration géographique dans deux pôles régionaux : le Jura et l’Ain. La lunette est devenue un produit de mode. L’innovation est une nécessité dans l’industrie de la lunette qui s’exprime dans le design mais aussi dans la technologie utilisée pour un produit qui requiert à la fois solidité,  légèreté et souplesse.

    Cette industrie occupe plus de 10 000 personnes pour  une centaine d’entreprises. Le marché français dépasse les 5 milliards d'euros.

    Témoignage de Philippe Peyrard, Directeur général de Atol - Les Opticiens
 

Connaissez-vous La page Facebook de la DGE ?

Pour suivre toute l'actualité, cliquez sur le bouton « J'aime »