Accueil du portailSECTEURS-PROFESSIONNELS › Le développement des éco-technologies - 2006

Écouter la page
 
Industrie

Le développement des éco-technologies - 2006

Le rapport qui suit tente de répondre à la  demande de faire des propositions opérationnelles pour stimuler la création et le développement d’entreprises capables d’apporter des réponses technologiques aux défis environnementaux..Compte-tenu du délai très court fixé pour la mission, il n’aborde que les principaux points-clés qui pourraient fonder un plan d’action pour promouvoir en France les « éco – entreprises ».

Faisons d’abord un bref rappel des défis environnementaux auxquels il s’agit de répondre : La pression combinée de la démographie et du développement fait que partout l’humanité touche aux limites d’un monde fini et, très vraisemblablement, unique. C’est l’honneur des écologistes d’en avoir eu les premiers l’intuition et d’avoir donné l’alarme. Il faut leur rendre cet hommage.
Le changement climatique, la perspective de la raréfaction de certains combustibles fossiles ont dans une large mesure, fait partager cette intuition aux responsables politiques et économiques et commencé à sensibiliser le grand public. Mais il ne s’agit pas que de cela.
Comme le montre la théorie de l’empreinte écologique, nous aurons besoin si nous continuons à croître et à nous multiplier de plusieurs Terres.
Or, il n’y en a qu’une. Il nous faut donc apprendre à croître autrement et à nous multiplier raisonnablement. A l’échelle de la planète, mais aussi localement, l’eau, l’air, le sol sont le siège de graves dérèglements. La ressource en eau, l’espace, certaines matières premières, ici ou là, se raréfient. Il ne faut donc pas limiter la crise de l’environnement au changement climatique et à la hausse du prix du pétrole. C’est un ensemble qu’on ne peut dissocier.
Le discours, désormais fameux, du Président de la République au Sommet de la Terre de Johannesburg illustre bien cette problématique planétaire.
Il nous faut passer, sans renoncer à la croissance, en particulier, dans les pays en développement ou émergents, d’une économie de gaspillage à une économie de sobriété. Ce changement vers un développement réellement « soutenable » vers une autre croissance dépend de chacun d’entre nous. Au niveau des comportements, il s’agit de promouvoir un nouveau système de valeurs, grâce à de nouveaux symboles. L’inscription de la charte de l’environnement dans notre Constitution, qui va bien au-delà du symbole, a, au moins, cette signification. D’autres symboles sont surement nécessaires. On pourrait rêver d’une France où le mérite Agricole et le Mérite Maritime deviendraient le Mérite de la Terre et le Mérite de la Mer et seraient attribués à des femmes et à des hommes qui auraient vraiment mérité de la Terre et de la Mer, sans pour autant que les agriculteurs ou les pêcheurs s’en sentent
nécessairement dépossédés.

Mais ce changement dépend aussi des technologies qui permettront de protéger l’environnement, de desserrer la contrainte des ressources, de maintenir la biodiversité, de modérer le changement climatique… Ce sont ces technologies qu’il est convenu d’appeler les éco – technologies. Ce sont les clés de cette éco-transition qui est devant nous. Ces clés, nous pouvons bien sûr les emprunter. Mais c’est quand-même mieux d’avoir son propre trousseau. Elles constitueront aussi dans ce nouveau monde une extraordinaire opportunité de création d’activité, d’emplois et de valeur, et la France ne peut pas se permettre de passer à côté. Cette réalité est bien soulignée dans le rapport de l’Office Parlementaire d’évaluation des choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) rédigé par M. Pierre Laffite et Claude Saunier, Sénateurs, sur « Changement climatique et transition énergétique : dépasser la
crise ».
"L’apport de la science et de la technologie est [en effet] un atout précieux pour la réussite de la transition énergétique. [Celle-ci] est une obligation mais c’est aussi une chance à saisir. Car nous allons entrer d’ici « 2020-2030 dans un monde totalement nouveau avec des métiers et des secteurs économiques nouveaux dont il faut, dés maintenant, favoriser l’émergence".

Ce rapport s’attache d’abord à définir ce que l’on entend couramment par éco technologies et éco entreprises et à délimiter ainsi le champ de l’analyse et des propositions.
Comme il ne se crée pas d’entreprise s’il n’y a pas une demande dynamique et durable, des hommes et des femmes entreprenants et compétents, des technologies sur lesquelles fonder le métier et enfin des capitaux prêts à s’investir, le rapport aborde successivement ces différents points :
Il analyse rapidement la situation des marchés français et à l’export.
Il examine si l’effort de recherche-développement-innovation tourné vers les éco technologies est suffisant pour fournir les outils du développement aux éco entreprises.
Il décrit les appuis spécifiques mis en oeuvre aux niveaux national et régional pour aider à la création et au développement de ces entreprises, en particulier, en ce qui concerne l’investissement.
Il aborde enfin le problème de la formation et des structures professionnelles.

Sur tous ces points, le rapport propose des pistes de progrès et quand c’est possible des mesures opérationnelles. Nous nous sommes donc livrés à une approche systémique plutôt qu’a une description exhaustive de toutes les éco technologies et éco entreprises.
S’agissant de promouvoir la création et le développement d’éco entreprises, le rapport est principalement orienté vers les petites et moyennes entreprises. Il ne peut méconnaître cependant l’existence de quelques très grandes entreprises qui occupent souvent une part importante du marché et constituent un atout remarquable de la France à l’exportation.
D’ailleurs, l’objectif de cette politique devrait être aussi de faire émerger progressivement des éco entreprises de quelques centaines à quelques milliers d’emplois comme il en existe chez nos voisins.

Cette étude s’appuie sur la consultation de nombreux rapports et études qui l’ont précédée, environ une vingtaine; sur une centaine d’entretiens (liste jointe) ; sur la contribution de nos ambassades dans quatre pays (Allemagne, Australie, Etats-Unis, Japon) ; sur une consultation écrite des organismes publics de recherche, des écoles des mines et des centres techniques de l’industrie les plus concernés par les éco – technologies.
Le délai très court imparti à cette étude n’a pas permis de rencontrer tous les acteurs-clés de ce secteur et nous présentons nos excuses aux personnalités que nous n’avons pu rencontrer et aux organismes que nous n’avons pu visiter faute de temps. Un petit groupe de travail constitué par des représentants des ministères compétents (MEDD, MINEFI, Recherche) et de l’ADEME a apporté son concours à la préparation de ce rapport.

 

 

 

 

 

Téléchargement

 

 

Connaissez-vous La page Facebook de la DGE ?

Pour suivre toute l'actualité, cliquez sur le bouton « J'aime »