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Innovation

Les relocalisations : une démarche multiforme

qui ne se réduit pas à la question du coût de la main-d’œuvre

Un mouvement de relocalisations prometteur est observé depuis peu de temps en France. En
conséquence, le ministère du Redressement Productif a fait réaliser en 2013 une étude destinée à
identifier les facteurs déterminants des relocalisations et proposer des solutions durables pour
appuyer les entreprises dans le maintien ou la relocalisation de leurs activités en France. Le
4 pages de la DGCIS
en livre les résultats.

L’étude approfondie d’une trentaine de cas d’entreprises ayant relocalisé récemment une partie de
leur activité en France montre que ces entreprises souhaitent surtout améliorer la logistique et la
qualité de leur production, et bénéficier d’une meilleure image, notamment du Made in France.

Le choix de la zone géographique où elles se relocalisent est simple : très souvent à proximité d’un
site existant. Trois logiques économiques différentes sont à l’origine des relocalisations :

  • l’optimisation internationale de la localisation d’activité à haute valeur ajoutée,
  • la prise en compte après délocalisation de l’ensemble des coûts au lieu du seul coût du travail,
  • et enfin le choix d’une montée en gamme après une phase de lancement dans un pays à bas coût.

L’étude démontre enfin que, résultant d'un calcul économique des entreprises, les relocalisations
sont compatibles avec une économie ouverte et, à « qualité » constante, ne renchérissent pas la
consommation des ménages. Cette étude s’inscrit dans une série de mesures lancées par le
ministre du Redressement productif et destinées à accroître les relocalisations :

  • La mise en place du logiciel en ligne Colbert 2.0 ;
  • La création d’un site Internet dédié, www.relocaliser.gouv.fr, rassemblant des témoignages, informations et données utiles aux entreprises ;
  • La création d’une base de données permettant de valoriser les avantages de chaque territoire ;
  • L’institution de 22 interlocuteurs uniques pour l’investissement dans les régions ;
  • L’utilisation de fonds de revitalisation ;
  • La mobilisation des aides à la réindustrialisation.