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PME - ETI - TPE

Le développement du capital humain dans les entreprises - 2006

Dans le cadre global de l'accroissement de compétitivité des entreprises, l'implication du facteur humain, s'il n'est jamais dénié, n'est pas celui qui est le plus naturellement évoqué par les PME.

Or, si le développement du capital humain peut être l'un des élément importants de la stratégie de compétitivité de l'entreprise, les petites et moyennes entreprises, centrées au quotidien sur des problèmes concrets et appréhendant rarement l'évaluation dans ce domaine, perçoivent moins clairement le lien entre l'amélioration des compétences de leurs personnels et la compétitivité de leur entreprise.

D'où cette recherche, basée sur la perception par les PME de l'existence de ce lien et sur leur approche générale en matière de développement du capital humain.

Les raisons d'une enquête confiée aux DRIRE (1)

Les DRIRE, dont la relation de proximité est très forte avec les entreprises, et qui effectuent des visites régulières au sein des PME, disposent de compétences permettant de distinguer :
- les nouvelles problématiques d’entreprises,
- les besoins en formations et en qualifications,
- les nouveaux métiers industriels ou de services à l'industrie,
- les compétences spécifiques des entreprises.
L'enquête, qui n'a pas eu de précédent, est donc une démarche en deux temps qui a pour ambition :
- de réunir des informations directement auprès des PME sur la façon dont elles lient le développement de l'aspect "formation, compétences et qualifications" à la compétitivité de leur entreprise,
- de permettre de proposer, en fonction de ces remontées, des actions sectorielles ou thématiques sur le thème de la compétitivité du capital humain, en lien avec d'autres services déconcentrés de l'Etat et les partenaires économiques et sociaux locaux.

Les éléments méthodologiques

Un groupe de travail composé de représentants de la direction générale des entreprises (DGE) et des DRIRE a préalablement réfléchi aux problématiques d’entreprises, validé un questionnaire et défini une politique de communication des résultats.
Entre juillet 2004 et janvier 2005, les chargés de mission des divisions du développement industriel de vingt DRIRE de métropole ont déployé le questionnaire dans le cadre des visites prévues dans leur programme annuel.
En tout, 224 entreprises ont été visitées, et le nombre de salariés et de chefs d'entreprise concernés par l'enquête s'élève à 21 301 personnes.

Le panel des entreprises

  • La taille de l'entreprise

55% des entreprises visitées ont moins de 49 salariés, 21% entre 50 et 99 salariés, 16% entre 100 et 199 salariés et 8% plus de 200 salariés.
⇒  L'étude porte majoritairement sur un tissu de PME (de tous secteurs industriels).

  • L'organisation du travail

- 31% des entreprises sont en situation de sous-traitance,
- 27% pratiquent la flexibilité des horaires,
- 15% ont une production annualisée,
- 15% ont une production saisonnière,
- 12 % travaillent à flux tendus.
Une entreprise sur trois est en sous-traitance.

  • Le recours aux dispositifs d'aides

- 46 % des entreprises bénéficient d'une aide,
- 16 % d'un EDDF (2),
- 13 % d'une une ARC(3).
⇒  3 entreprises sur 4 perçoivent une aide. Cet élément est primordial pour la compréhension des résultats de l'étude : elle porte sur des entreprises en situation financière saine, qui ont su définir et capter les aides appropriées comme levier de leur développement économique et technologique.

Les caractéristiques des emplois et des salariés

  • La structure des emplois

- 73% des salariés sont opérateurs, techniciens et agents de maîtrise,
- 13% sont des cadres,
- 12% sont des administratifs,
- 2% sont des cadres dirigeants.

  • La répartition entre les hommes et les femmes est nettement délimitée par domaine d'activité (54%), puis par structure d'emplois (28%) et enfin par famille de métiers (18%).
  • Le niveau de diplômes

- 11% des personnels sont dépourvus de diplôme,
- 20% des personnels de niveau 5 (CAP, BEP),
- 19% des personnels de niveau 4 (bac),
- 21% des personnels de niveau 3 (bac+2)
- 11% des personnels de niveau 2 (bac+3, bac+4),
- 18% des personnels de niveau 1 (bac+5 et au-dessus).
⇒  Dans la majorité des entreprises visitées, les salariés possèdent un excellent niveau de formation : 29% ont un niveau supérieur ou égal à bac +3. .

 

 

Notes

(1)  Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement.

(2)  Engagement de développement de la formation professionnelle.

(3)  Aide au recrutement de cadres

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