Téléassistance et services associés : vers une nouvelle dynamique ?

Rendez-vous du Pipame

Un Rendez-vous du Pipame (Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques) intitulé «Téléassistance et services associés : vers une nouvelle dynamique ?» s’est tenu vendredi 24 février au Centre de conférence Pierre Mendes France à Bercy.

Réunissant environ 150 participants, dont un grand nombre de collectivités locales et d’entreprises du secteur, ce colloque a permis de valoriser l’étude Pipame réalisée sur ce sujet par le cabinet CODA Stratégies pour le compte de la Direction générale des entreprises, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et la Direction générale de la cohésion sociale.

L’étude estime le marché français à 112 millions d’euros, soit 580 000 abonnés et 1 200 emplois directs en 2015. Le parc d’abonnés a connu une croissance de 5% par an depuis 2008, mais le marché stagne en valeur.

L’étude caractérise d’abord l’offre de téléassistance et des services associés (domotique, assistance comportementale, télémédecine). En France, l’offre de téléassistance émane d’acteurs divers : sociétés spécialisées, associations de services à la personne, sociétés mutualistes et d’assurance, télésurveilleurs et collectivités publiques. Les cinq premiers opérateurs captent plus de 70 % des parts de ce marché très concentré, où la taille moyenne des acteurs demeure néanmoins modeste. L’étude s’appuie par ailleurs sur un parangonnage international portant sur neuf pays : Royaume-Uni, Suède, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Chine, Japon, Russie, Etats-Unis.

L’étude Pipame analyse ensuite les besoins des particuliers et les attentes des collectivités locales et des organismes financeurs. Elle identifie également les solutions techniques de téléassistance susceptibles de se développer à l’horizon 5 et 10 ans : téléassistance classique, téléassistance mobile, téléassistance active, visio-assistance, etc.

L’étude examine enfin plusieurs scénarios prospectifs :

Du fait  des  difficultés actuelles du secteur, elle envisage un scénario critique d’évolution : prix bas, concentration autour de quelques grands opérateurs et, faute d’investissements et donc d’évolution technologique, baisse inexorable du nombre d’abonnés.

Elle envisage bien sûr des scénarios plus optimistes dans lesquels les réseaux de l’internet haut débit (ADSL et fibre optique) ou ceux de la téléphonie mobile (GSM/GPRS)  permettent aux opérateurs de développer des solutions techniques enrichies et à moindre coût. Les téléassisteurs pourraient ainsi devenir, à moyen terme, les vecteurs de déploiement des solutions numériques innovantes d’alerte et de prévention. Pour ce faire, l’Etat et les collectivités locales devront encourager la structuration du marché et les opérateurs devront développer de nouvelles compétences et de nouveaux services en lien avec les autres acteurs des services à la personne.

Mis à jour le 03/12/2019

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