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Les femmes de la DGE, portrait #9 : Carole Ropars

Afin de mettre à l’honneur les femmes qui font la DGE, la direction lance une série de portraits d’agentes passées et actuelles. Ce mois-ci, zoom sur le parcours de Carole Ropars, cheffe de la mission du contrôle de gestion.

Les femmes de la DGE, portrait #9

Racontez-nous votre parcours en quelques mots. Qu’est-ce qui vous a amenée à la DGE ?

Après un cursus en école supérieure de commerce, j’ai travaillé dans le conseil avant d’entrer chez Danone. J’y ai occupé différentes fonctions pendant près de 12 ans : pilotage de projets, contrôle de gestion,  commercial, audit et contrôle interne... en France et à l’étranger.

J’ai ensuite obtenu le diplôme d’Executive master Business of Administration de l’EM Lyon afin de devenir entrepreneure. J’ai ainsi déménagé à Lyon et ai lancé mon activité de consultante freelance en audit et contrôle interne. Toutefois, le fait de travailler seule ne me correspondait pas, j’avais l’impression de ne pas apprendre ni progresser.

De retour en région parisienne, un directeur d’hôpital que j’avais formé à l’audit et au contrôle interne m’a encouragée à proposer ma candidature pour piloter le projet de certification des comptes de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris). C’est ainsi que je suis entrée dans le service public, en 2015. Trois ans plus tard, et une mission de grande ampleur menée à bien (la certification des comptes avec un budget à hauteur de 8 milliards d’euros), j’ai rejoint le Secrétariat général du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

J’ai finalement intégré la DGE en 2020, en tant que cheffe de la mission du contrôle de gestion. Les politiques publiques économiques menées par la direction m’intéressaient particulièrement, le monde des entreprises faisant partie de mon ADN.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre poste ?

La direction est innovante de par son mode de fonctionnement en « mode projet », et une grande autonomie est accordée aux agents. Les axes de travail sont variés, notamment les sujets industriels, qui sont mes sujets de prédilection. Je travaille en lien avec les métiers, au cœur des politiques économiques et de la vie des entreprises. Je ressens une certaine utilité et une finalité à mon travail.

Venons-en à l’égalité femmes-hommes. Quel regard portez-vous sur le sujet ?

En près de 30 ans de carrière, je note une évolution positive à ce sujet. L’égalité femmes-hommes n’est plus un tabou ni un lieu commun sans réalité, mais est bel et bien prise en compte, avec des actions concrètes mises en œuvre dans le monde professionnel : diversité des promotions, accompagnement des femmes au cours de leur carrière.... On voit davantage de femmes à des postes d’encadrement, sur des champs et compétences où on les attend moins.

Tout cela demeure très long à mettre en place car on se heurte à un modèle socio-culturel bien ancré. Les leviers se trouvent en effet au-delà de la sphère professionnelle : tout est intimement lié à la culture, aux modèles sociaux de chacun, à l’éducation à la maison comme à l’école...

Le réseau professionnel de femmes de la DGE, « DG’Elles », auquel j’appartiens, favorise l’entraide entre les femmes de la direction et représente un vecteur de sensibilisation à l’égalité pour tous les agents.   

Quelle serait la meilleure façon de promouvoir la place des femmes au sein de la DGE et du ministère ?

Un comité de direction mixte ?

Avez-vous été confrontée à des difficultés durant votre carrière en raison de votre sexe ? Si oui, comment avez-vous réussi à les surmonter ?

Le simple fait d’avoir une vie famille peut s’apparenter à une difficulté dans la sphère professionnelle. Lorsque je travaillais dans le secteur privé, il m’est arrivée de me voir évincée d’une fonction à responsabilités car il m’aurait été « impossible de concilier mon poste avec un bébé » (beaucoup de déplacements, une disponibilité permanente, l’impossibilité d’aménager ses horaires de travail...).

Aussi, je me souviens que, dans un précédent poste, à responsabilités et missions identiques à celles de deux collègues masculins (dont un qui avait mon âge), mon niveau hiérarchique et mon grade étaient inférieurs, tout comme mon salaire. La situation a duré quasiment quatre ans avant que je n’en prenne conscience et ne confronte les ressources humaines. J’ai été augmentée d’un grade (sur les deux qui me séparaient de mes pairs), et mon salaire a été revu à la hausse... sans pour autant atteindre celui des deux autres. Cette situation est malheureusement très courante.

Une figure féminine qui vous inspire ?

Je pense à Christine Lagarde : son parcours est remarquable ! Elle a occupé des fonctions dans lesquelles il n’est pas évident de s’imposer en tant que femme, et elle y parvient sans être une « caricature d’homme ». Elle a mené sa carrière tout en conjuguant avec sa vie de famille, ce que je trouve d’autant plus admirable.

Votre conseil aux femmes de la DGE ? Aux futures agentes ?

Je leur dirais de valoriser leur travail, communiquer davantage sur ce qu’elles font, pour éviter qu’un autre ne récolte les fruits de leur labeur et oser se positionner en leader, oser postuler, oser demander !

Mis à jour le 12/07/2022

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