La politique des pôles de compétitivité

Initiée en 2004, la politique des pôles de compétitivité est l’un des piliers de la politique nationale d’innovation, en particulier au bénéfice des PME. Les pôles de compétitivité participent au renforcement de la compétitivité de l’économie française.

Ils développent la croissance et l’emploi sur des marchés porteurs :

  • en accroissant l’effort d’innovation des entreprises et en confortant des activités principalement industrielles à fort contenu technologique ;
  • en améliorant l’attractivité de la France grâce à une visibilité internationale renforcée.

Leur cœur de métier consiste à faire émerger des projets collaboratifs d’innovation en intégrant le plus en amont les retombées économiques potentielles. Les pôles de compétitivité satisfont deux priorités :

  • le renforcement des retombées économiques des projets de R&D. Les pôles deviennent des « usines à produits d’avenir ». Ils transforment les efforts collaboratifs de R&D en produits, procédés et services innovants mis sur le marché ;
  • l’accompagnement de la croissance des PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) grâce à une offre de services collectifs et individuels dans les domaines suivants : l’accès au financement, l’ouverture à l’international, l’anticipation des besoins en compétences des entreprises et l'aide individuelle au développement des PME (conseil, tutorat, etc.).

A la suite de la décision du Gouvernement en 2019 de régionaliser la politique des pôles de compétitivité, la Région devient l’interlocuteur principal du pôle. L’État reste néanmoins garant de la délivrance et de la qualité du label « pôles de compétitivité » et continue de s'appuyer, en lien avec les Régions, sur les pôles de compétitivité dans le cadre des politiques nationales d’innovation et de filières industrielles.

Quels soutiens publics pour les pôles ?

L'État s'attache à promouvoir un environnement global favorable aux entreprises et à l'innovation et à soutenir l'effort de recherche et de développement déployé au sein des pôles de compétitivité.

Ainsi, aux niveaux national ou régional, l’État accompagne leurs développements avec les collectivités territoriales :

  • En octroyant des aides financières aux meilleurs projets de RDI et de plates-formes d'innovation, lors d'appels à projets ;
  • En finançant partiellement les structures de gouvernance des pôles (associations), aux côtés des collectivités locales et des entreprises.
  • En impliquant divers partenaires : l'Agence nationale de la recherche(ANR), Bpifrance.

La phase 4 de la politique des pôles de compétitivité

Les pôles de compétitivité se positionnent, depuis bientôt 14 ans, comme l’un des piliers de la politique nationale d’innovation, en particulier au bénéfice des PME.

Les phases précédentes des pôles ont ciblé comme objectif principal l’industrialisation de la R&D (« usine à projets »), puis l’accompagnement jusqu’à la mise sur le marché des projets innovants (« usine à produits »).

Les pôles ont démontré leur capacité à mettre en réseau les acteurs de l’innovation, à développer des relations partenariales entre le monde de l’entreprise et la recherche publique, à renforcer la capacité des PME à innover, et ainsi à soutenir leur croissance et leur compétitivité. Ils ont en outre développé un ensemble de compétences au service de leur écosystème.

Le Gouvernement souhaite réaffirmer la pertinence du modèle des pôles au sein du paysage de l’innovation et impulser une nouvelle dynamique à cette politique en lançant la phase IV des pôles de compétitivité (2019-2022), qui reposera notamment sur :

  • une ambition européenne, en confiant aux pôles l’objectif de faire émerger davantage de projets collaboratifs européens, notamment dans les appels à projets d’Horizon Europe ;
  • l’amélioration de la lisibilité du label « pôle de compétitivité », par la sélection des pôles sur la base d’objectifs mieux définis et de critères plus exigeants, et le renforcement de leur cohérence avec les autres écosystèmes innovants ou avec les Comités Stratégiques de Filières.


Synthèse des 3 premières phases

Phase 1 : premières labellisations (2005-2008)

71 pôles de compétitivité ont été labellisés pendant la phase 1. Les pôles de compétitivité labellisés ont démontré leur capacité à créer des synergies en matière de recherche et développement. Ils ont en outre proposé une stratégie de développement cohérente et ambitieuse. Une nouvelle vague de labellisation pour six pôles du domaine des écotechnologies et de délabellisation de six autres pôles est intervenue le 11 mai 2010.

Phase 2 : la confirmation et le renforcement de la politique des pôles (2009-2012)

Après l'évaluation positive de la première phase de la politique des pôles de compétitivité, l'État a affecté 1,5 milliard d'euros au lancement d'une deuxième phase, souvent nommée "Pôles 2.0".

Outre la poursuite de l'accompagnement de la R&D, la 2ème phase a mis l’accent sur le renforcement de l’animation et du pilotage stratégique des pôles, le développement de projets structurants, notamment les plates-formes d'innovation ; le soutien accru au développement de l'écosystème d'innovation et de croissance des entreprises des pôles.

Phase 3 : se tourner davantage vers les débouchés économiques et l’emploi (2013-2018)

La phase 3 de la politique des pôles avait pour objectif de faire des pôles de véritables « usines à produits d'avenir » qui transforment les efforts collaboratifs des travaux de R&D en produits, procédés et services innovants mis sur le marché. Cela impliquait notamment de renforcer l’accompagnement des PME par les pôles.

L’Etat et les Régions exercent dès lors un co-pilotage rénové, l’objectif étant d’accroître l’efficacité de l’action publique en instaurant un partenariat plus étroit entre les échelons nationaux et territoriaux.

Mis à jour le 26/07/2021

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