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La filière Navale

Le champ de réflexion du CSF Naval porte sur la construction et la réparation des navires ainsi que des bateaux de plaisance, l’équipement naval, et les structures en mer. Il s’étend également à l’exploitation du gaz et du pétrole marin, ainsi que la partie maritime des énergies renouvelables.

L’industrie navale et nautique française est forte d’un savoir-faire dans la construction des unités les plus complexes à forte valeur ajoutée, porté par plusieurs grands groupes et par un tissu d’un millier de PME. Elle réalise un chiffre d’affaires global de plus de 10,5 milliards d’euros et représente environ 65 000 emplois industriels, auxquels viennent s’ajouter plus de 30 000 emplois pour l’industrie parapétrolière et gazière. C’est de plus un secteur fortement exportateur : plus de 70% d’exportation dans le nautisme, plus de 80% dans les paquebots et ferries et 30% pour les navires militaires.

Contexte et enjeux de la filière

 

Filière d’excellence française, la filière navale est forte d’un savoir-faire porté par plusieurs grands groupes et par un tissu d’un millier de PME. Cette industrie se relève des conséquences de la crise économique puisque la construction navale civile a connu en 2014 une augmentation de 15% de son activité en volume, qui devrait se confirmer en 2015 (estimation : +20%)[1]. Cependant, la concurrence entre chantiers européens est toujours particulièrement intense et l’on assiste en outre à la montée en puissance des pays d’Asie, se positionnant sur la construction de navires de plus en plus complexes.

C’est dans ce contexte que les acteurs se sont mobilisés avec l’objectif de soutenir l’innovation et de renforcer la structuration de la filière navale en France. Ces engagements ont été formalisés lors de la signature d’un contrat de filière ambitieux, le 14 mars 2013, aujourd’hui porté par Patrick BOISSIER, Président du GICAN et Vice-président du CSF Naval depuis juillet 2014.

6 objectifs principaux ont été définis :

  • Développer les solidarités entre grandes entreprises, ETI et PME en y associant le Médiateur des relations inter-entreprises ;
  • Elaborer une stratégie de croissance compétitive et conduire des actions de renforcement des PME ;
  • Développer les PME–ETI sur les marchés internationaux ;
  • Maintenir et développer les compétences clés de l’industrie navale en particulier au sein des PME ;
  • Renforcer la compétitivité par des approches collaboratives en conception et production ;
  • Définir les axes de recherche prioritaires et développer un modèle d’innovation collaborative.

 
Océans 21

Océans 21, porté par le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN) et soutenu par l’Etat via le Programme d’investissements d’avenir (PIA), a visé à renforcer la compétitivité des entreprises du secteur. Les thématiques de ce programme ont été le positionnement stratégique des PME/ETI, le développement  international, le maintien et le développement des compétences clés et les coopérations innovation et performances industrielles entre acteurs de la filière.

Océans 21, aujourd’hui clos, présente un bilan éloquent puisque 347 entreprises y ont participé. Parmi les résultats les plus marquants figurent notamment :

  • une étude stratégique sur le positionnement des entreprises du naval, avec la contribution de 50 entreprises volontaires ;
  • 10 diagnostics stratégiques PME ;
  • 6 études sur des zones géographiques ciblées et engagement de 4 groupes export (Asie, Brésil, Inde et Afrique de l’Ouest) en vue de renforcer la présence des entreprises du naval à l’export ;
  • 7 opérations « lean collaboratif chantier », dont une action d’envergure menée aux Constructions mécaniques de Normandie où a été préparé « le chantier du futur ».

L’atelier compétences du GICAN a de plus procédé à la refonte du site internet « Campus Naval France » qui rassemble à présent toutes les informations sur les métiers, les formations et les diplômes du naval. Par ailleurs, un travail a été mené avec le ministère de l’Education nationale, se traduisant par la mention complémentaire ‘mécatronique navale’ au BAC PRO ou encore la refonte du programme de formation du BTS construction navale et du CAP soudage.

 
Le CORICAN

Le Conseil d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation pour la Construction et les Activités Navales (CORICAN) a produit en 2012 dix feuilles de route stratégiques pour l’innovation, autour des principales fonctionnalités du navire (navire propre, sûr, économe et intelligent) mais aussi des thématiques de diversification cruciales pour la filière comme les énergies marines renouvelables.

Ces feuilles de route ont depuis trouvé des concrétisations opérationnelles :

  • dans le cadre de la feuille de route « navire propre et respectueux de l’environnement », l’industriel CNIM a développé une solution française de laveurs de fumées qui équipe aujourd’hui 3 navires de Brittany ferries, leur permettant de dépasser la réglementation en matière d’émissions atmosphériques ;
  • la feuille de route « passerelles intelligentes » a permis l’émergence du projet innovant PASSION soutenu par le PIA ;
  • la feuille de route prospective et transverse « outils de compétitivité » a abouti au lancement d’une étude, cofinancée par l’Etat et le GICAN, sur les usages du numérique et de la robotique dans les processus de production de la filière.

 

 

 

 

 

Le mot du vice-président


D.R

Patrick BOISSIER

Président du GICAN 

"L'industrie navale est une industrie de très haute technologie, à la fois parce qu'elle conçoit et réalise les systèmes les plus complexes et parce qu'elle doit maîtriser des technologies spécifiques pour pouvoir fonctionner dans un environnement marin fondamentalement hostile.

Cette maitrise des technologies marines est indispensable à la France pour être à la hauteur de son ambition océanique et tirer réellement parti des atouts que lui procure son immense Zone Economique Exclusive.

C'est donc légitimement que les industries navales ont fait l'objet d'un comité stratégique de filière qui a entrepris, d'une part, d'organiser la communauté navale française à travers Océans 21 et, d'autre part, d'orienter la RDI avec le CORICAN. La profession entend également participer à la révolution numérique dans la production par son implication dans l’Industrie du futur, ce qui nécessitera l’accès à une main d’œuvre hautement qualifiée qui constitue l’essence même du génie maritime français."

 

Contacts

Fabrice THEOBALD (GICAN)
fabrice.theobald[at]gican.asso.fr

Téléchargements

 

Télécharger le contrat de filière

Extrait du rapport annuel du CNI 2014 - Filière Navale

Présentation du CSF Naval – Février 2015

 

Liens externes