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La filière Ferroviaire

 












Tramway Alstom à Reims - D.R.

Les industries de la filière ferroviaire regroupent les matériels roulants, les équipements, roues et essieux, la signalisation, le contrôle et communication, les infrastructures ainsi que la réparation/reconditionnement/maintenance. Elles génèrent un chiffre d’affaires annuel de 4,2 MD€ dont près de 1,2 MD€ à l’exportation. Elles emploient directement 21 000 salariés, auxquels il faut ajouter les 24 000 salariés de la maintenance SNCF et les 39 000 collaborateurs qui interviennent sur les infrastructures.

Au vu de ses performances dans le monde, l’industrie ferroviaire française se place dans les 3 premières mondiales après celles de la Chine et de l’Allemagne, grâce à ses compétences technologiques (grande vitesse, métro automatique, tramways, APS, appareils de voie, etc…), l’innovation, la fiabilité et l’attractivité de ses produits.

 

Activités du  Comité stratégique de filière Ferroviaire (CS2F)

 

Depuis la première réunion du Comité stratégique de filière (CSF) Ferroviaire de janvier 2013, celui-ci poursuit ses actions pour atteindre les trois grands objectifs du contrat de filière qui s’inscrivent dans le projet plus global « Ambition 2020 » :

  • Assurer le développement du chiffre d’affaires des entreprises et la transparence des relations donneurs d’ordres/sous-traitants :

Une première conférence entre les grands comptes et les PME avait été organisée le 15 octobre 2013. Depuis, la Fédération des Industries ferroviaires (FIF) tient une information régulière sur les plans de charge, qui a fait notamment l’objet d’une restitution lors d’une réunion plénière du CSF présidée par le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron et le secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies, le 20 juillet 2015.

  • Inventer les modes de déplacement du futur :

L’Ademe a piloté trois appels à projets successifs « Transports ferroviaires », sur fonds du Programme d’investissements d’avenir (PIA),

L’année 2015 a également vu la montée en puissance de l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Railenium, accompagné à hauteur de 80 M€ par le PIA, il doit aujourd’hui assumer pleinement son rôle de plateforme de référence pour la coopération entre les opérateurs et les gestionnaires, leurs fournisseurs et les laboratoires,

En lien avec la FIF et i-Trans, l’IRT a de plus fédéré la participation française à Shift2Rail, initiative technologique européenne dotée d’un budget de 920 M€.

  • Structurer les écosystèmes et promouvoir des ETI  dans la filière :

Le Fonds d’investissement ferroviaire Croissance Rail a été mis en place; abondé par le Fonds stratégique d'investissement (FSI), Alstom, Bombardier, la SNCF et la RATP, il est doté de 40 M€ et opéré par Bpifrance,

Par ailleurs, quatre clusters régionaux, avec près de 250 entreprises, ont été constitués : Association des industries ferroviaires (AIF), MecateamCluster, Mipyrail Innovation, Neopolia Rail. Ils travaillent  à la mise en place de groupements d'industriels en vue de construire des offres packagées.

Situation de l’industrie ferroviaire en 2016

Une grande partie des actions s’inscrivent dans les trois grands objectifs du contrat de filière, au cœur du projet global « Ambition 2020 » défini en 2013 :

  • Assurer le développement du chiffre d’affaires des entreprises et la transparence des relations donneurs d’ordres/sous-traitants 

La Fédération des industries ferroviaires (FIF) établit une information régulière sur les plans de charge, qui fait l’objet d’une restitution lors de conférences annuelles, et lors des réunions plénières du CSF, la dernière, présidée en décembre 2016 par Christophe SIRUGUE, secrétaire d’État chargé de l’Industrie, du Numérique et de l’Innovation, et Alain VIDALIES, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche.

  • Inventer les modes de déplacement du futur

L’année 2016 a vu le démarrage effectif de l’entreprise commune Shift2Rail grâce à la mise en place du directeur exécutif en mai. En septembre, l’ensemble des projets et programmes 2015-2016 ont démarré effectivement conformément au Multi-Annual-Action-Plan (MAAP).

L’IRT, Railenium ainsi que le pôle de compétitivité i-Trans, se sont rapprochés sous une gouvernance unique qui sera finalisée en 2017.

Cette gouvernance a pour objectif l’optimisation des deux outils au service en général du secteur ferroviaire, et, en particulier, des industriels, notamment les PME-PMI.

  • Structurer les écosystèmes et promouvoir des ETI dans la filière

Le fonds Croissance Rail (FSI, Alstom, Bombardier, SNCF et RATP, doté de 40 M€), a réalisé en 2016 son quatrième investissement, accompagnant une entreprise dans une opération de croissance externe.

Les quatre clusters régionaux (Association des industries ferroviaires [AIF], MecateamCluster, Mipyrail Innovation, Neopolia Rail) poursuivent l’élargissement de leur base, avec aujourd’hui plus de 300 entreprises. La définition des domaines d’action stratégiques vient en appui à la mise en place de groupements d'industriels capables d’offrir des offres regroupées autour d'un produit ou d'un service.


 

 

Le mot du vice-président

D.R.


Louis NEGRE, Président de la Fédération des Industries Ferroviaires

« Après plusieurs années d’alertes sans suite réelle, il s’est passé beaucoup de choses au cours de ces derniers mois pour le matériel roulant. Je salue à cette occasion les décisions d’investissement hors normes annoncées par l’État, essentielles pour l’avenir de cette filière, qui peuvent permettre d’éviter le « trou noir » suicidaire qui nous guettait à l’horizon 2017-2020.

Au plan national, la grande ambition de modernisation de notre réseau ferré dont on connaît tous ici les problèmes en dépit des investissements de rattrapage en matière de régénération effectués depuis quelques années, offre des perspectives certaines.

Au-delà, l’avenir du secteur passera nécessairement par des mesures volontaristes : consolidation du secteur au niveau européen, politique commerciale européenne moins naïve et plus inspirée par le principe de réciprocité, et enfin un niveau de commande publique soutenue sur le marché national, à l’instar de ce qui se fait dans les autres nations ferroviaires majeures.

L’enjeu principal de la compétitivité du système ferroviaire, qui s’appuie sur l’innovation, est double, face aux filières ferroviaires étrangères, mais aussi par rapport aux autres modes de transport.

Si nous savons poursuivre nos progrès, nous avons un avenir extrêmement favorable. Dans ce monde plus urbanisé, et donc plus dense, le rail pourra mieux répondre aux exigences futures de déplacements et de lutte contre la pollution. »

 

 

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Contacts

Jean-Pierre AUDOUX (FIF)
jpaudoux[at]fif.asso.fr