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Les filières Éco-industries

D.R.

Le monde entre dans l’ère de la « révolution verte ». Prévenir et traiter les pollutions, réussir la transition énergétique, nécessitent des solutions innovantes partout dans l’industrie et les services. La sobriété énergétique, la réduction de la pollution de l’air, de l’eau et des sols, la décarbonation de l’énergie et l’économie circulaire dictent de plus en plus les choix des agents économiques, fondent la compétitivité et dessinent les futurs pays gagnants du XXIe siècle.

La France a la chance de posséder une industrie manufacturière et de services dans le domaine des éco activités qui emploie à ce jour 442 000 salariés. Il lui appartient de la développer pour répondre aux nouveaux défis de l’économie verte et profiter pleinement de ses opportunités. Dans ce secteur, il faut non seulement stimuler la demande par des dispositifs publics efficients et équitables (à l’exemple du principe pollueur-payeur), mais aussi et surtout favoriser une offre française compétitive (R&D, aide au financement, relations interentreprises....).

Le Comité stratégique de filière Éco-industrie (COSEI) a pour mission de définir la stratégie de développement des éco-industries françaises, sur le marché national et à l’export. Si les entreprises françaises sont bien présentes dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de la gestion des déchets ou du traitement des pollutions locales (air, bruit, sol), les industriels doivent encore s’approprier les nouveaux champs de croissance et d’emploi que sont l’efficacité énergétique dans le bâtiment, les transports et l’industrie, les énergies renouvelables et notamment la biomasse et les biocarburants ou encore le recyclage et la valorisation énergétique des déchets. L’objectif du COSEI est de faire de ces domaines des spécialités d’excellence française.

Intégré comme comité stratégique de filière au sein du CNI, le COSEI est le cadre privilégié d’une concertation entre les pouvoirs publics (administrations compétentes et opérateurs de l’État), les industriels de l’environnement et les organisations représentatives de salariés pour définir la stratégie de développement d’une offre française compétitive sur l’ensemble de la chaîne de valeur et promouvoir une culture transversale partenariale entre tous les acteurs de la filière.

La présidence du COSEI a été confiée à Jean-Claude ANDREINI, président du PEXE (association pour la promotion et le développement international des éco-entreprises de France).

Confronté à des problématiques très différentes, le COSEI s’est organisé en quatre groupes de travail correspondant à quatre filières spécialisées :

 

Le COSEI s'est aussi structuré au travers de 5 groupes de travail transverses pour traiter des sujets partagés.

Le groupe de travail transverse « Emplois, formation et compétences »

a participé au suivi des études menées par le CGDD-Céreq[1] sur la cartographie des emplois, des métiers, des compétences et des besoins en formation dans le domaine des métiers de la mesure, de la filière des Réseaux électriques intelligents et de la filière Méthanisation. En 2016, des éléments issus de ces études seront présentés au groupe de travail transverse afin que le groupe puisse émettre un avis sur les points prioritaires.

Le groupe de travail « Relations grands comptes-PME »

 au travers du réseau PEXE a organisé plus de 1 080 rendez-vous en B to B entre grands comptes (industriels, collectivités, État) et écoPME en 2015. Près de soixante-dix grands comptes ont également participé à quatre  vitrines de l’innovation « écotech » organisées pour valoriser le savoir-faire de PME et start-up. Un travail de sensibilisation sur la commande publique et l’innovation verte a également été mis en place notamment avec la médiation des marchés publics et les réseaux d’écoentreprises. Pour 2016, ces actions seront renforcées notamment au sein des territoires engagés pour la croissance verte.

 Le groupe de travail « Innovation »

 s'est réuni régulièrement au cours de l'année 2015. Le thème des marchés publics innovants est l'un des sujets dont s'est saisi le GT et un premier atelier de travail s'est réuni en 2015 avec pour objectifs l'identification des priorités sectorielles, la promotion des performances des procédés innovants, de l'écoconception ou encore la facilitation dans le cadre de la réglementation, d'un dialogue amont. L'étude relative à l’élaboration de la base de données d'aide aux écotechnologies a été engagée en décembre 2015 et les travaux se poursuivent en 2016.

Le groupe de travail « Financement »

 a contribué et participé à la Conférence COP 21. Il a contribué à la mise au point du label TEEC (transition énergétique et écologique pour le climat) destiné à orienter les investisseurs vers des fonds « cleantech » cotés ou non cotés ou obligataires qui répondent à certains critères vérifiés par un certificateur. Il a poursuivi ses travaux sur le financement de la rénovation énergétique des bâtiments.

Le Groupe d’Action International Transverse du CSF Éco-industries (GAIT)

s’est en 2015 focalisé sur le volet « ville durable » avec des actions déployées au travers de Vivapolis dont il est l’acteur de référence. Aussi lors de la COP 21, des actions concrètes ont été présentées au Grand Palais et au Bourget avec les démonstrateurs 3D d’Astana et Santiago menés par des groupements d’entreprises françaises et aussi avec une étude référençant les savoir-faire français en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Le groupe a également impulsé la création de « clubs pays » avec un premier événement à Abidjan en mars dernier. Il s’est également impliqué dans l’organisation du réseau des acteurs de la ville durable, en particulier pour défendre la place des PME et des écoentreprises. Enfin le GAIT s’implique dans la composante internationale du GT « Eau » qui a créé une dynamique nouvelle. Le GT « EnR » s’est, quant à lui, concentré sur l’activité export. Ces implications doivent pouvoir s’étendre désormais aux autres GT pour donner encore plus de poids aux actions groupées à l’export.

[1] CGDD : Commissariat général au Développement durable ; Céreq : Centre d'études et de recherches sur les qualifications.

 

 

Le mot du vice-président

D.R.


Jean-Claude ANDREINI,  président du PEXE (association pour la promotion et le développement international des éco-entreprises de France)

« L’année a été marquée par l’adoption de la loi sur la transition énergétique pour  la croissance verte (TEPCV) et la réussite de la COP 21.

Ces évènements majeurs ont renforcé le dynamisme de la filière, déjà portée par une politique volontariste de soutien à l’innovation et au financement des entreprises, notamment à travers le Programme d'investissement d'avenir (PIA).

Les quatre contrats de filière (Eau, Déchets, Énergies renouvelables, Efficacité énergétique), sont largement avancés poussant à l’actualisation de certaines feuilles de route.

L’export devient un axe essentiel des actions des filières du COSEI, notamment pour les énergies renouvelables, le secteur de l’eau et la ville durable. En revanche la valorisation des déchets souffre de la baisse des cours des matières premières privant de débouchés les matières recyclées.

La relation « grands comptes/PME » est maintenant acquise sur l’ensemble des filières avec des milliers de mises en relation entre acteurs.

Le CSF Éco-industries est par ailleurs engagé dans trois comités régionaux (CSFR) ; il doit renforcer ce travail en articulation avec les nouvelles politiques régionales.»

 
 

 

 

Contacts

 

Jean-Claude ANDREINI (PEXE)
jc.andreini[at]noos.fr

Pierre ANGOT (DGE)
pierre.angot[at]finances.gouv.fr