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Outils locaux

Les outils locaux peuvent être mobilisés ou encouragés par les élus pour soutenir l'activité et la revitalisation du centre-ville, en aidant les entreprises à s'installer ou à se développer (voir aussi Fiscalité directe locale). Ces aides se justifient pour compenser certaines difficultés inhérentes au coeur de ville, comme des loyers parfois élevés qui ne correspondent plus nécessairement à la valeur de marché, ce qui complique la venue de nouvelles activités.

 

Aides à l’immobilier d’entreprise

Les aides à l’immobilier d’entreprise constituent l’un des outils à disposition des élus locaux afin de favoriser de manière pérenne l’installation d’activités économiques, y compris dans leur cœur de ville. C'est le cas, par exemple, à Romilly-sur-Seine.

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Boutiques éphémères

Le concept de boutique éphémère (« pop-up store » implique une installation sur une période définie, courte (parfois une journée) d’un vendeur sur un emplacement. Ce modèle connait une forte croissance, même s’il reste marginal. Il contribue toutefois grandement à la diversification de l’offre, comme à Epinal. Ce peut être également un moyen de sonder la demande sur un nouveau produit.

A la différence des Boutiques à l'essai, les boutiques éphémères peuvent se développer sans soutien public et n'ont pas vocation à se pérenniser dans un même lieu.

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Boutiques à l’essai

La mairie de Noyon et la communauté de communes du territoire et une association d’appui à la création et à la reprise d’entreprise ont lancé le concept « Ma boutique à l’essai » en 2013. Il permet à un entrepreneur d’expérimenter une idée innovante de commerce à l’intérieur d’un local bien situé en centre-ville et en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé (par exemple, par la CCI, par l'union commerciale ...) pour développer son activité (conseil en stratégie, notamment), voire d’aides (prêt à taux zéro, loyer minoré, etc.). La ville de Cherbourg a aussi mis en place une boutique à l'essai.

La boutique à l'essai est donc un dispositif requérant un soutien public, pour essayer une boutique qui peut, si elle atteint une certaine rentabilité, demeurer de manière pérenne sans le soutien public après une période réussie de démarrage. Ce dispositif se distingue donc des "boutiques éphémères", qui n'ont pas vocation à demeurer de manière pérenne, et qui ne reçoivent pas nécessairement de soutien public.

Ce concept a connu un tel succès qu’une fédération, la Fédération des Boutiques à l’Essai, a été créée pour mettre en réseau les acteurs qui dupliquent le concept dans d’autres territoires. Une vingtaine de villes ont déjà adhéré à cette Fédération. Elle accompagne les élus locaux dans la mise en place de ce dispositif sur leur territoire.

Développer une Boutique à l'essai sur ma commune

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Pépinières commerciales

Sur initiative des élus locaux et de partenaires (SEM, chambres consulaires, EPARECA, ANRU, etc.), des surfaces inexploitées peuvent être achetées et réaménagées en pépinières commerciales. Elles attirent de nouveaux commerçants, sur la base de leur motivation, ingéniosité et soutenabilité, et les accompagnent dans leurs premières phases de développement.  Il en existe à Grasse, à Saint-Omer par exemple.

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Mécénat

La revitalisation de cœur de villes peut impliquer le renouvellement des activités sociales, culturelles, notamment. Le mécénat financier, en nature ou de compétences, constitue une importante ressource à mobiliser dans les conditions prévues par les textes. Sous certaines conditions, les dons peuvent faire l'objet d'une défiscalisation partielle.




Les élus locaux peuvent encourager le développement du mécénat, à l’instar de la mairie de Reims qui a créé en 2010 une mission mécénat, de même qu'Ajaccio en 2016. Romans incite également au développement du mécénat sur son territoire pour soutenir des projets liés à la culture, au patrimoine, à l'environnement etc.



L’Admical constitue la principale ressource d’information sur le fonctionnement du mécénat, pour la recherche de mécènes comme pour les mécènes eux-mêmes.

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Financement participatif (crowdfunding)

Le financement participatif désigne l'apport de fonds à un projet en dehors des circuits institutionnels. L'apport est réalisé au travers d'une plateforme numérique. Il peut prendre des formes diverses : don, prêt avec ou sans intérêt, investissement en capital. En général, ce soutien financier fait l'objet d'une contrepartie, souvent symbolique.

Pour le porteur de projet, l'enjeu est de recueillir un grand nombre de montants relativement peu élevés. Si le montant espéré n'est pas atteint à une échéance donnée, les apports sont reversés par la plateforme aux financeurs.

Ce mode de financement peut servir des projets de revitalisation du centre-ville. Par exemple, la population résidente peut soutenir un commerçant, un artisan, un professionnel de santé, un théâtre etc. (achat de véhicule professionnel, travaux indispensables ...) dans ses projets pour qu'il s'installe ou se maintienne en centre-ville. Par exemple, à Barcelonne-du-Gers, une boucherie a pu se maintenir grâce à la réussite d'une collecte sur une plateforme créée par la CCI du Gers.

Exemples de plateformes de financement participatif

  • COLLECTICITY, plateforme de financement participatif sur laquelle les collectivités territoriales et à leurs satellites peuvent soumettre un projet.

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  • Bulb in Town : TPE, commerçants, artisans, économie sociale et solidaire


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  • En Bretagne : Kengo

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Agence France Locale

L'Agence France Locale est une société financière, créée en 2013, par et pour les collectivités et groupements, en vue de financer les investissements de ses membres. L'Agence lève des fonds sur le marché obligataire, puis réalise des prêts classiques aux membres. Il s'agit de prêts de long terme, à taux fixe ou variable, avec mise à disposition des fonds immédiates ou différées, avec un amortissement linéaire ou progressif. Des prêts de long terme avec mobilisation progressive, ou encore des lignes de trésorerie, sont également possibles. Par exemple, elle finance la reconstruction de groupes scolaires à Noyon.

  • Portail de l'Agence France Locale (devenir membre etc.)
  • Dossier de La Gazette des Communes

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Service civique

Les collectivités territoriales peuvent recourir au Service civique pour accomplir des missions d'intérêt général, notamment dans les centres-villes : lien social, accès à la culture, préservation de l'environnement etc.

Par exemple, la Ville de Nancy a recruté des messagers du centre-ville par la voie du Service civique. Ils accomplissent notamment les missions suivantes :
~ accueillir et orienter les chalands dans leurs actes d’achats en centre-ville
~ diffuser les informations aux commerçants et participer au maintien d’une dynamique de groupe autour des actions menées
~ réaliser des enquêtes d'opinion, des sondages auprès des commerces et des consommateurs (horaires d'ouverture des commerces, services à la clientèle), des comptages (flux de piétons par exemple) pour mesurer la portée des actions, y apporter des adaptations éventuelles
~ participer à la mise en place des opérations (animations, service à la clientèle…)

A Nancy, les jeunes ont été recrutés pour une période de 6 mois, renouvelable. Les partenaires de la Ville ont été associés au recrutement. La première action des messagers a été de se présenter auprès de tous les commerces du centre-ville et d'effectuer un recensement exhaustif (type de commerce, surface, effectif, coordonnées, réseaux sociaux ...).

  • Service civique et collectivités territoriales : mode d'emploi
  • Vidéos relatives au Service civique, comprenant de nombreux exemples de son déploiement dans des collectivités territoriales
  • Ressources pour les organismes désireux d'accueillir des personnes en service civique
  • Contacter un référent régional du Service civique pour le déployer dans votre collectivité
    Contacter l'Agence du Service Civique

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Monnaie locale et autres alternatives d'échanges

Certaines collectivités, en France et à l'étranger, ont initié ou appuyé le lancement de monnaies locales, en complément de la monnaie officielle, d'où l'appellation Monnaie locale complémentaire.

L'enjeu est de promouvoir l'économie locale, l'économie de proximité, les circuits courts etc., en évitant que la monnaie ne profite à d'autres territoires. De par son taux de change fixe avec la monnaie officielle, elle incite les détenteurs à dépenser leurs liquidités de monnaie complémentaire.

La monnaie locale est également un moyen de promouvoir un territoire, son histoire, son patrimoine, sa langue régionale etc., à travers par exemple les dessins des billets, les noms des pièces etc.

Son déploiement implique que les participants (en particulier, les commerces volontaires) signent un document les engageant à accepter la monnaie locale.



A l'étranger, certaines collectivités acceptent même que certains impôts locaux soient payés en monnaie locale, ou que les élus soient rémunérés avec cette monnaie, de même que, pour une part, les agents locaux, comme à Bristol (Royaume-Uni - voir le site dédié).



Il existe également d'autres alternatives aux échanges monétaires, comme par exemple les Systèmes d'Echanges Locaux (SEL, voir un annuaire), où les membres du système échangent leur temps contre des services. L'enjeu de ces modes alternatifs est de créer ou renforcer les liens entre les participants.

 

 

Correspondants TPE de la BdF

La Banque de France dispose d'un réseau de correspondants TPE chargés d'orienter les dirigeants de TPE vers les organismes pertinents au regard du problème rencontré : création, cession, reprise, trésorerie, formalité administrative etc.

 

 

 

 

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