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Témoignage de Cécile Cambier, Directrice Zone France, VINCI CONCESSIONS

 

Quelles sont vos activités en France et à l’international dans le domaine des services aux collectivités ?

VINCI Concessions conçoit, finance, construit, exploite et maintient des infrastructures de transport et des équipements publics, dont il assure le suivi sur l’intégralité du cycle de vie pour le compte de ses clients concédant et clients finaux.

En ce qui concerne les services aux collectivités, nous sommes très présents dans les transports publics urbains et en particulier le Transport Collectif en Site Propre (Rhônexpress, BHNS en Martinique). VINCI Concessions a par ailleurs développé avec CAF une offre globale optimisée autour d’un tramway (Nextram), incluant l’infrastructure et le matériel roulant. Cette offre cible les villes moyennes en France et à l’étranger.

VINCI Concessions dispose par ailleurs d’une grande expertise en matière de tunnels urbains, illustrée par les projets Prado Carénage et Prado Sud à Marseille.

L’entreprise a également beaucoup développé son activité Stades/enceintes sportives et est à la tête d’un réseau de quatre enceintes multifonctionnelles en France.

VINCI Concessions est aussi un acteur historique du stationnement.

Enfin, nous sommes également présents sur des projets d’éclairage public (Goussainville et Rouen) et de rénovation urbaine, avec deux projets emblématiques en Angleterre de prise en charge globale de réseaux urbains « façade à façade ».

 

Quels développements prévoyez-vous dans les prochaines années ? En termes d’innovations, d’emplois, d’internationalisation ?

VINCI Concessions, qui inscrit son action dans le long terme, (l’exploitation et la maintenance nous sont déléguées pendant 20 ou 30 ans), doit en permanence s’adapter à l’évolution des usages et des attentes de ses usagers. On remarque une demande croissante d’infrastructures et de services « intelligents » et ce sera sans doute un vecteur de développement dans les années à venir.

Nous sommes ainsi amenés, en phase d’exploitation à développer de nouveaux services que nous intégrons à nos projets (information gestion-trafic, applications intégrant la demande d’information en matière de multi modalité, nouveaux services dans les stades etc…). Le schéma contractuel dans lequel nous nous inscrivons nous oblige à toujours plus d’innovation. C’est, pour nos clients, une véritable garantie de performance.

Toutes ces évolutions impliquent en permanence l’intégration de nouveaux savoir-faire et de nouvelles approches. En matière de rénovation urbaine et d’éclairage public, par exemple, le développement d’un savoir-faire en matière d’efficacité énergétique devient fondamental.

 

Comment décririez-vous les relations que vous entretenez avec le public ? Quels freins au développement de vos activités identifiez-vous ?

L’engagement de VINCI Concessions est d’être « un partenaire privé, d’utilité publique ». Notre objectif, pour chacun de nos projets est de nous inscrire véritablement dans une logique partenariale avec les autorités publiques, au premier rang desquelles, les collectivités locales.

De fait, une certaine réticence à s’engager dans des Partenariats Publics Privés, peut limiter le champ d’intervention d’une société comme la nôtre. Cette réticence résulte souvent également d’un manque de moyens à la disposition des collectivités pour s’engager de la bonne façon sur ce type de projet, ce qui les conduit à écarter cette option. Différents modèles juridico-financiers d’accords public-privés de long terme sont à la disposition des collectivités et en fonction de leurs besoins et de leurs moyens il peut-être plus ou moins pertinent pour elles de s’engager dans une voie ou dans une autre.

Il y a parfois une inadéquation entre les ambitions des collectivités et la réalité de leurs moyens ou plus exactement de leurs besoins, ce qui peut conduire à des projets déséquilibrés ou sous utilisés, qui pénalisent sur le long terme, autant l’opérateur que la collectivité.

Il est important, pour le développement de nos activités mais aussi dans l’intérêt des futurs usagers de ces projets et services de renforcer les capacités d’analyse et d’ingénierie des collectivités.

 

Avez-vous une stratégie de portage des PME dans ce domaine ?

Le recours aux PME est un critère d’attribution dans le dossier de consultation. Les engagements du partenaire privé en la matière sont consacrés dans les contrats de partenariat ou de concessions. Ces derniers définissent le pourcentage minimum sur lequel s’engage le partenaire privé. Ce pourcentage peut être de 25 à 30% du coût des travaux en phase travaux et se situe en phase maintenance dans une fourchette pouvant aller de 5 à 20% des coûts d’entretien-maintenance, voire 50% pour les coûts de GER (gros entretien-renouvellement) dans un projet récent.

A l’international, nous faisons naturellement travailler de nombreuses sociétés locales. Nous essayons dans la mesure du possible d’inclure des sociétés locales comme partenaires industriels dans nos consortiums, bien que nous n’ayons souvent aucune obligation en ce sens dans les cahiers des charges).

Nous considérons que les PME sont pour nous une source d’innovation, mais aussi une source de croissance sur les territoires, puisqu’elles permettent d’intégrer de la valeur ajoutée dans les territoires. Elles sont pour nous un vecteur supplémentaire d’adhésion au projet, ce qui est pour nous essentiel.

Propos recueillis par Elsa Demangeon, DGE

 

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