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Témoignage de Bernard Lecomte, Président de l'UNSPIC

Quelles sont les missions de l’UNSPIC (Union Nationale des Services Publics Industriels et Commerciaux) ?

L’UNSPIC rassemble les principaux opérateurs privés de la gestion déléguée, tous métiers confondus, qui mettent leur expertise et leur compétence au service des collectivités afin d’assurer la gestion des leurs services publics industriels et commerciaux.

Nous avons vocation, dans une perspective plurisectorielle, à valoriser les atouts du modèle de la gestion déléguée, à promouvoir un cadre juridique sécurisé favorable à des relations contractuelles équilibrées garantes d’un service public performant et à contribuer au respect de la transparence des relations entre la collectivité, le partenaire privé et l’usager.

Quelle est la situation des entreprises aujourd’hui en France ? A l’international ?

Les entreprises françaises exportent à l’international une expertise reconnue comme l’une des plus performantes au monde dans ce domaine.

C’est par le savoir-faire qu’elles ont acquis en France que nos entreprises sont des leaders à l’étranger.

Pourtant, paradoxalement, nos « champions » se heurtent sur le marché national à des obstacles de plus en plus nombreux qui sont autant de freins à leur développement en termes d’innovations, de compétences, d’emplois.

Les pouvoirs publics doivent prendre la mesure de ce constat et ses effets sur notre économie et sur la qualité des services publics.

Il est de leur responsabilité de rétablir un contexte favorable aux entreprises.

 

Quels sont, selon vous, les freins au développement des entreprises que vous représentez ? Comment les lever ?

La compétition entre les entreprises privées et le secteur public n’est pas loyale.

Il est urgent d’appliquer un « parallélisme des formes » afin de veiller à lutter contre les nombreuses distorsions fiscales, comptables, sociales, procédurales, etc. entre les différents modes de gestion.

De même, le choix d’une gestion déléguée ou en direct devrait faire l’objet d’une évaluation objectivée par des critères déterminés.

Nous sommes par ailleurs préoccupés par la lecture très extensive du « in-house » que fait la récente directive européenne sur les concessions et qui pourrait élargir inconsidérément le périmètre d’intervention des structures publiques.

Propos recueillis par Elsa Demangeon, DGE

 

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